Madame, Monsieur,
Ce courrier pour vous expliquer ma situation :
j?habite Montpellier, mon propriétaire m'avait donné congé au 31 janvier
2007. J'ai été en SURSIS pendant 5 mois car mon bailleur a exigé les clés
pour le 30 juin au plus tard.
Je suis au chômage, j'élève seule mon enfant, et je ne perçois pas de
pension alimentaire.
Nous sommes le 1er juillet et j'ai passé ma première nuit dans ma voiture.
Cette précarité de logement a eu des impacts dévastateurs sur la scolarité
de mon fils. Cet enfant avait un fort potentiel et avait toujours
d'excellents résultats scolaires depuis sa toute première enfance. Il a
décidé de prendre en charge - au risque de gâcher sa vie - ce problème de
logement m'incombant.
Malgré sa chute scolaire, il a réussi son examen d'entrée en 4ème
européenne. Je redoute que cette précarité l'entraîne dans le mauvais
?chemin?.
Un enfant âgé de 12 ans a vécu dans l'angoisse d'être expulsé et de devoir
dormir dans la rue. Aujourd'hui, son angoisse est devenue réalité.
J'ai un dossier de demande de logement dans trois sociétés HLM :
SOCIETE HERAULTAISE D?ECONOMIE MIXTE DE CONSTRUCTION
A.C.M. OPAC
HERAULT HABITAT
Je ne peux pas trouver de logement dans le privé, n'étant pas solvable.
J'ai, à plusieurs reprises, pris contact avec les services sociaux pour
demander un appui dans le but de trouver rapidement un logement : il m'a été
répondu que ce n'était pas leur rôle et qu'ils ne faisaient pas de
favoritisme.
L'assistante sociale de la CAF m'avait dit d'attendre les huissiers : vivre
dans l'angoisse d'une expulsion avec un enfant, est-ce vraiment viable ?
Elle me dit qu'il faut 3 ans pour trouver un logement sociale. Dorénavant,
faut-il prévoir le non-renouvellement des baux ?
Si je ne peux pas demander une quelconque aide à une assistante sociale,
vers qui puis-je me retourner ?
Je souhaite trouver un logement décent pour continuer d'élever en toute
quiétude mon enfant et aussi, de ne pas perdre ma dignité (pour celle-ci,
c'est déjà trop tard).
PERSONNE N'eNTEND NOTRE DETRESSE.
Je suis Informaticienne de formation, reconvertie en Assitante de Direction.
Malheureusement, je suis à la recherche d'un emploi.
Il apparaît clairement que les entreprises embauchent un certain nombre de
comptables : j'ai donc eu un entretien avec l'ANPE qui refuse de prendre en
charge une formation (formation dispensée par l'Ecole Française de
Comptabilité). Cette formation par correspondance aurait pu me permettre de
trouver un emploi tout en gagnant en compétences.
Je suis désespérée.
Lors d'une émission télévisée du 19 juin, une femme, fonctionnaire et
titulaire, dénonçait le fait que les mairies disposent de logements libres
mais réservés? A qui le sont-ils ? Qui est prioritaire ?
Je vous remercie pour votre humanité et votre bienveillance.
Source : http://www.association-sdf.com/blog/