"...ils se sont dit que l'Histoire continuait, que la ligne de front était intacte. Les Arabes et nous, les Occidentaux et eux, les civilisation le choc entre elles..." (le public roi)
Bonne ou mauvaise nouvelle, Beaumarchais a quitté le figaro, Assouline n'a rien compris et le point concurrence le figaro madame... Ils attendaient "entre les murs 2" ! Moi, j'attendais rien ou peut-être un autre livre de lui... J'ai aimais
ce livre pour d'autres raisons que celles que j'avais eu d'aimer "Entre les murs" (paru cet été en poche / folio). Je ne le trouve pas inutile, futile, je n'attendais pas Begaudeau quelque part. Moi, je pense comme Bergounioux qu'un livre est parfois "un coin dans l'ecorce du monde". Je pense que les livres apurent, permette de faire un peu les comptes, comme lui. Qu'une lecture nous sorte parfois de l'anachronisme que nous vivons plus ou moins bien. Comme lui, j'aime lire que "la vie c'est parler ou c'est pas la peine" ou "priver l'Histoire de micro". Maintenant plusieurs années d'Histoire après un 11 septembre.... L'Histoire qui procède de "l'hystérisation des signes". Tous hystériques depuis le 11 septembre..."Chassez l'Histoire, elle revient au galop"... Les manuels d'Histoire et la réalité de l'événement... Nos vies contraintes... L'Histoire nous soumet. Et ceux qui la font ne sont franchement pas très surs. "Mon cul qu'ils savent ce qu'ils font". Dans ce monde : "dans un monde un peu moins que parfait et un peu mieux que nul." L'Histoire, c'est les hommes. "L'Histoire fait les mâles." Et si tout était dans la façon de parler.... Qu'est ce qu'à dit Florence Aubenas quand elle a donné une conférence de presse lors de sa sortie de captivité ? Je connais Florence Aubenas comme vous, comme tout le monde, comme Begaudeau. Sauf que je sais aussi que c'est l'ami de Marie Desplechin (une autre femme), une auteure jeunesse qui compte pour moi, dans ce qu'elle ecrit mais aussi dans ce qui transparait dans ses écrits. Elle aussi, elle parle, pas mal. J'ai pu rencontrer Maylis de Kerangal (une autre femme), une éditrice jeunesse et une fille tellement bien sans micro. J'ai lu Joy Sorman (une autre femme)... Comme Serge
Joncour, tous comme vous, rattraper par l'Histoire, en otage. Elles ou ils ont gagnés comme dit Begaudeau. "L'usine à vie tourne sans relache". Pourquoi ne pas se sentir féministe d'un nouveau genre comme elles et Bégaudeau, contre l'Histoire. Arretez d'écouter ceux qui "font" l'Histoire : "les anciens marchaient sur des lunes aussi vieilles qu'eux." ("Père mais père") Pris en otage quand même, mis en mauvaise posture parfois par ceux présent tout de suite après le 11 septembre, surtout des hommes qui allaient reprendre en main l'Histoire."... les hommes catapultent les maison, les femmes tiennent la baraque.""L'arbitraire de la dramaturgie historique."... L'Histoire et sa publicité aujourd'hui en simultané. Pourquoi ne pas revenir à l'oral pour ce qu'il est, le verbe... ne pas en faire qu'une littérature en récit mimétique ! Se méfier de l'écrit, serviteur de l'Histoire... Se méfier de "la barbarie, fille de l'ennui" ! L'écouter elle et d'autres, "45 ans qu'elle fume sa joie de parler", écouter sa drôlerie, "politesse des faits desepérants", pas autre chose.... les clopes, les clopes... Elles, "Elle la sousclame la saloperie du monde"."La fin de l'histoire" de François Begaudeau chez Verticales.
(debut) "Elle. Est. Arrivée. En avance. Elle est arrivée en avance, dérogeant au protocole tacite qui veut qu'en ces circonstances celui ou celle qu'on attend se fasse attendre, le faible est demandeur le fort régule l'offre _-elle, pas de ce pain-là . Modeste ni immodeste : démocrate. Si chacun vaut chacun elle vaut chacun elle est une star, si chacun vaut chacun elle ne vaut pas mieux que chacun elle est un caillou. Etoile et poussière, tête haute profil bas, déteste le pinacle autant que le pilori. Jamais impressionnée, jamais impressionner. Crépitée par cinquante flashes en ce moment, ok il le faut bien, sa brûlante actualité veut ça, mais un peu voûtée sur son assise elle compense."