Sauf à être "endormis" depuis quelques années, nous savions longtemps que le président Sarkozy était l' ami du patronnat.
Nous savions qu' il était proche du Ghota du MEDEF.
Par contre, nous ne savions pas qu' il avait une telle fascination pour les entrepreneurs, qu' il pousserait celle-ci à bout "pour ceux qui ont réussi à la force du poignet", et que pour le président de la République, garant de la loi, président du Conseil supérieur de la magistrature, la loi n' existait pas...
Le président qui s' est fait une spécialité d' intervenir dans de nombreuses affaires judiciaires, vient maintenant nous dire que le code pénal n' existe pas.
Mais pas pour n' importe quoi ou n' importe qui.
Les voleurs de bonbons passeront toujours en comparution immédiate.
Mais pas les patrons "indélicats"...
En effet, devant le congrès du MEDEF, le président Sarkozy a déclaré que "la pénalisation de notre droit des affaires est une grave erreur" et qu' il "allait y mettre un terme".
Souhaitant rendre aux français "le goût du risque", il s' est presque exclamé :
Mais "comment y parvenir si au risque financier s' ajoute systématiquement le risque pénal ? Si la mondre erreur de gestion peut vous conduire en prison ?"
Curieuse tentative de révolution des esprits...
Dépénaliser le droit des affaires. Pourquoi? Pourquoi ?
Quand des infractions, des fraudes à la loi sont commises il faut les sanctionner, car c' est l' intérêt de la société dans son ensemble.
Ca suffit de durcir sans cesse les propos et la législation contre les plus faibles et de montrer la plus grande mansuétude envers les quelques entrepreneurs qui détournent l' intérêt social au profit de l' intérêt personnel, d' autant plus que la pénalisation des affaires est extrêmement faible en France.
Bertrand Colin