Les quatre ingénieurs d'Etat, en relation avec le terroriste qui s'est fait exploser le 13 août à la place Lahdim à Meknès, ont été déférés mercredi devant le parquet général de la Cour d'appel de Rabat qui a ordonné la libération de trois d'entre eux en les soumettant au contrôle judiciaire, apprend-on de source sûre.
Il s'agit de Mohamed Bouhamada, Zoubeir Rachid et Milmine Hamid qui travaillaient au même service des impôts de Meknès que le terroriste Hicham Doukkali (30 ans).
Quant au quatrième ingénieur d'Etat Hassan Azougagh, ancien lauréat de l'institut agronomique et vétérinaire Hassan II, il a été mis en détention provisoire à la prison de Salé en attendant son jugement prévu pour le 22 septembre prochain, ajoute-t-on de même source.
Lors d'une perquisition au domicile d'un des quatre ingénieurs, situé au quartier Mansour, la police avait procédé à la saisie d'un ordinateur portable et d'autres objets, précise la même source.
D'après un communiqué du Procureur général du Roi près la cour d'appel de Rabat, rendu public jeudi, il ressort de l'enquête préliminaire que l'un des prévenus était au courant du projet terroriste de Hicham Doukkali et qu'il avait discuté de ce plan avec le terroriste en le convainquant de mener le jihad à la manière de l'organisation Al Qaïda.
Le communiqué ajoute que les trois autres mis en cause ont nié avoir été informés du plan préparé par leur collègue.