Près d'un an après les émeutes nationalistes de Budapest où, suite a la révélation des mensonges électoraux du Premier Ministre socialiste, la foule s'était attaquée au bâtiment de la chaîne de télévision MTV à l'appel du Président du HVIM László Toroczkai, le parti identitaire hongrois Jobbik a crée ce samedi 25 août la MagyarGárda , un groupe paramilitaire qui suivra des camps d'entraînement et qui compte dores et déjà de notables soutiens : Mária Wittner, héroïne de la révolution de 1956 et député du FIDESZ (le parti d'opposition de droite), ou Lajos Für, ancien ministre de la défense du premier gouvernement post-communiste de la Hongrie au début des années 90.
Les premiers membres officiels de la Garde ont prêté serment de défendre la Hongrie sur le plan physique, moral et intellectuel.
La formation militaire de la Magyar Gárda a notamment pour but de préparer les manifestants anti-gouvernementaux à pouvoir faire face aux brutalités policières qui avaient lourdement ensanglanté les manifestations réclamant le départ du Premier Ministre hongrois et la tenue de nouvelles élections.
3000 personnes étaient présentes au rassemblent de lancement à Budapest, tandis que qu'une centaine de militants ?anti-fascistes? manifestaient non loin contre cette ?milice fasciste? que les libéraux ont assimilé à la Garde de Fer roumaine ou aux Croix Fléchées, le mouvement fasciste hongrois ayant pris le pouvoir en Hongrie en 1944.
Le fait que la totalié des mouvements politiques ait réagi à la création de la Magyar Gárda montre la peur que suscite cette initiative au sein de la classe politique hongroise.
Tandis que le FIDESZ reste relativement neutre par rapport a cette initiative en déclarant simplement que la Magyar Gárda doit rester en conformité avec la loi, les réactions des socialistes et des libéraux ont été beaucoup plus virulentes.
Le Premier Ministre Ferenc Gyurcsány a déclaré que la Hongrie était menacée de devenir un lieu ?où la peur règne à la place de la paix et de l'entente?. Soit, c'est son avis. Mais que dire alors de la terreur policière qui sévit en Hongrie contre les patriotes lors de chaque rassemblement identitaire? Que dire de l'assignement à domicile depuis plus de 6 mois du patriote György Budaházy pour avoir dégradé un monument qui glorifie le communisme et l'Armée Rouge en plein centre de Budapest? Que dire de l'acharnement judiciaire que subit László Toroczkai qui encourt toujours une amende de 10.000.000 de forints (40.000 euros) qu'il est bien évidemment incapable de payer ? Enfin, que dire des dizaines de blessés qui ont reçu des balles anti-émeutes tirées en plein visage par des policiers ayant reçu la consigne d'agir avec le maximum de violence ?
En réalité, il se pourrait bien que la vraie peur de Gyurcsány soit de voir son siège de Premier Ministre menacé. On ne s'en plaindra pas.
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