Si vous ne le saviez pas, et bien j'étais bien à La Rochelle ce week-end ! Mais, avec le recul, je voulais revenir sur mon précédent article. D'une désinvolture énorme, mêlée d'une certaine arrogance, je me suis permis de douter. Comme j'ai douté de Ségolène Royal en ce début d'été, j'ai douté du PS à se renouveler, à se moderniser, à faire son diagnostic pour la rénovation …
Je n'ai pas été déçu ! Quitte à choquer encore mon ami JM31, j'ai réussi à trouver un pass' pour entrer aux ateliers. Arrivé samedi matin, j'ai pu manger aux frais du contribuable socialiste et assister aux ateliers de l'après-midi. J'ai surtout fait des aller-retours entre les différents ateliers du PS (droitisation de la société française ? recomposition de la gauche européenne ; le défi Sarkozy) et la plénière du MJS (rencontre avec les partenaires de Gauche). Nous étions près de 4000 à réfléchir aux différents thèmes développés. Pas d'éléphants en vue et cela n'a pas eu l'air d'ennuyer les militants, qui ont pu s'exprimer peut être plus librement.

Je ne détaillerai pas l'Université, cela prendrait beaucoup trop de temps. Je vous donnerai à l'occasion certains liens intéressants. Néanmoins, concernant les discours de clôture, dimanche matin, je peux vous en dire plus. Maxime Bono, député-maire de La Rochelle, a commencé. Dans un style décontracté et convaincant, il a parlé sans langue de bois des défis que devait relever le PS (ouverture sociologique, force d'action, de proposition…). Après lui, Olivier Falorni, premier fédéral de Charente-Maritime, nous a fait une belle démonstration de jeux de mots qui ont fait rire l'assemblée (je vous les garde encore un peu… mais promis ils sortiront en florilège bientôt). Catherine Coutelle, nouvelle députée de la Vienne, nous a livré un discours assez émotif par le côté sincère de la chose. Elle avait l'air impressionnée de parler devant tout ce monde (et ça se comprend). Elle a laissé la parole à Delphine Batho, qui a parlé assez rapidement, et j'ai senti quelques malaises chez les militants. Ils n'avaient pas tout à fait tort en affirmant que c'était un pur produit Royal , et qu'elle reprenait mot pour mot le discours de notre Présidente de région. Elle est artificiellement mise en avant mais cela fait du bien de voir un peu plus de féminité, de jeunesse, et de charme aussi, chez nos leaders. Jean-Christophe Cambadélis a ensuite parlé, en reprenant à peu près tout ce qui avait été développé (renouveau de la Gauche, le bilan, les perspectives, la réforme des statuts…), et a laissé la parole à François Hollande. Dans son discours d'une heure et demie, il est revenu sur les erreurs de la campagne (Â ne pas s'en prendre à notre candidate ), sur les 100 jours de Sarkozy (Â le coup d'éclat permanent ), la rénovation de la Gauche (Â je n'aime pas le mot rénovation, je préfère le changement ), … sur ses 10 ans passés à la tête du parti. Beaucoup d'intentions, plusieurs engagements, quelques interventions hypocrites (respect des règles du parti, rien sur son bilan décennal) mais une ovation, non méritée à mon sens, de la part des militants.

L'Université d'été 2007 se referme donc avec plusieurs chantiers lancés. A nous maintenant de prendre toute notre place dans cette nouvelle phase qui s'ouvre et de permettre de sortir le PS, et la Gauche, de son incapacité générale actuelle.