Une fois de plus, et ce n'est certainement pas la dernière, les rues de Paris se sont transformées ce dimanche après midi en un lieu d'affrontements entre bandes ethniques rivales.
Après les règlements de compte de la semaine dernière du côté de Pigalle, hier c'était au tour de la rue Lafayette dans le 10eme arrondissement, puis des abords de la Gare du Nord ensuite, de devenir le théâtre d'affrontements en pleine rue. Décidément on a de plus en plus de mal à croire que nous sommes en France au regard de l'origine pour le moins bigarrée des individus qui se sont affrontés comme des sauvages.
La police rapidement arrivée sur place cette fois a permis la dispersion de ces Jeûnes qui se sont ensuite rapidement déplacés du côté de la Gare du Nord.
Au total 15 interpellations ; bien peu par rapport aux nombres de jeunes présents si l'on en croit certains témoins.
Délinquants récidivistes
Pour ce qui est des affrontements précédents au hachoir à viande et à la machette, l'enquête a permis d'identifier le chef de bande des affrontements survenus à la gare du Nord le 26 août puis à Pigalle le lendemain. Tout aurait commencé le 13 août lors d'une soirée dans une discothèque de la place Pigalle : une bagarre éclate entre Kevin*, membre des Desmafia (une bande ethnique issue des Yvelines et des Hauts-de-Seine), et Maxime*, un rival de la bande dite de la Gare du Nord (originaire du XIXe arrondissement de Paris, du Val-d'Oise et de Seine-Saint-Denis). Exclus de l'établissement, les Jeûnes continuent à se battre sur le trottoir et se donnent rendez-vous le lendemain à la Gare du Nord, où deux personnes seront blessées à l'arme blanche. Suite le lendemain, à Pigalle : entre cinquante et 100 individus s'affrontent violemment, deux coups de feu sont tirés, une trentaine de personnes sont interpellées en possession de hachoirs, de machettes, de scies ou de marteaux.
Justice dépassée
Vendredi, douze suspects ont été mis en examen. Cinq d'entre eux ont été écroués jeudi pour leur implication présumée dans ces affrontements.
Kevin*, 19 ans, originaire de Gagny (Seine-Saint-Denis) et considéré comme le cher de la bande, est connu des services de police depuis 2004 pour quinze affaires : recel, vol, contrefaçon de monnaie, vols avec violence et trafic de stupéfiants. Lundi, il aurait jeté des projectiles sur la police avant d'être interpellé, en possession de trois téléphones portables appartenant aux deux blessés de la Gare du Nord !
Le parquet a demandé le placement sous mandat de dépôt de plusieurs de ces individus, sans résultat. On ne va tout de même pas compromettre l'avenir radieux de ces chérubins du coupe-coupe, enfin ! D'autres sont encore recherchés.
Pour le syndicat de police Synergie officiers (pro-sarkozyste), cette affaire a été médiatisée parce qu'elle se passe dans des endroits très fréquentés. On se doute bien que le pouvoir en place n'a certainement pas voulu que cette affaire de sauvages se retrouve dans les médias.
* Il est bien évident qu'il ne s'agit que de pseudos diffusés dans la presse.