
Deux de mes meilleures amies quittent Paris pour poursuivre leurs études en province. L'une à Tours, l'une à Montpellier.
J'ai toujours pensé que je ne connaitrai pas de séparation pour cause d'études, vu que nous habitons Paris, et que les gens ont tendance à venir étudier sur Paris plus que quitter Paris pour la province…
Et pourtant, tour à tour, mes amies s'en vont en province…
Deux d'un coup, c'est beaucoup.
Moi qui rêve de partir étudier à l'étranger, de partir tout court, je m'aperçois que ce sont les autres qui partent (en France, d'accord, mais elles partent tout de même) et moi qui reste.
Je reste de plus en plus seule à chaque départ.
Je pensais être la première à partir, ou si je restais, je pensais que je resterai entourée de mes amies pour longtemps, voire pour toujours. Je sais, c'est naïf.
Ma première réaction à l'annonce de leur départ fut un intense sentiment de solitude, puis la tristesse, et la jalousie.
Elles partent, moi je reste. Elles avancent dans la vie, moi je fais du surplace…
Il y a vraiment quelque chose qui cloche dans ma vie ou quoi ?
Elles partent, recommencent une nouvelle vie dans une nouvelle ville, se faire de nouveaux amis… Notre amitié restera t elle ?
Nombreuses sont mes amitiés longue distance, mais c'est du travail, et il faut faire des efforts des deux cotés. De mon coté, pas de problème, mais du leur ?
Bon il me reste des amis à Paris… Mais ce n'est pas pareil.
Mon année ne sera pas pareil sans elles.
A ceux qui me diront, fais toi de nouvelles amies, je répondrai qu'on ne se fait pas des amies comme ça . Et avec mes études, pas beaucoup de temps pour chercher des amies.
Je reste à Paris, avec quelques amis et une dure année scolaire.
Il ne me reste plus qu'à travailler dur mon année pour réussir… quand on y pense, ça ne donne pas envie…
Une nouvelle période commence sans elles.
J'avais imaginé la soirée de départ de la première, très larmoyant, étonnement, ce ne fut pas le cas, enfin pas pour moi… peut être parce que je sais qu'elle reviendra bientôt pour fêter le départ de la seconde… Et la, peut être que ça sera plus dur…