Je le croyais calmé Toxic man (vous savez ce client qui m'appelait un vendredi soir pour savoir comment je menais ma vie et avec qui j'ai cessé toute collaboration), évanoui dans la nature, ou plutôt disparu de mon environnement direct ce qui suffisait à mon bonheur. Eh bien non, un mail a suffi pour que je me souvienne de son existence, que j'avais oubliée, vraiment. Un mail incompréhensible digne d'un Jean-Claude Van Damme en grande forme. Dans les grandes lignes il me donne la signification du mot "coucou" , parce qu'un "coucou vaut un coucou". Je crois qu'au lieu de répondre à cette curieuse missive je vais m'abstenir. Au pire, si je dois le recroiser un jour (c'est fort probable, mais le plus tard serait le mieux) je lui dirai que je n'y ai rien compris, ou carrément : "mais de quel mail tu parles?".

C'est assez présomptueux de penser cela, mais j'ai vraiment l'impression qu'il est amoureux de moi. En cela qu'il s'emmêle dans ses explications, envoie un mail pour ne rien dire, comme il m'appelait pour me féliciter pour un papier (de merde en fait) et d'autres détails assez pathétiques qui ne laissent que peu de doutes. Je n'éprouve, cela va sans dire, rien pour ce personnage...que je trouve en fait effrayant.
En tout cas, j'ai appris une bonne leçon sans m'en rendre compte. Toujours sympathique avec mes contacts professionnels, j'ai su, depuis, fixer une limite qui commence là : ne jamais les laisser me tutoyer et réciproquement, car c'est assez rapide à vrai dire, vous vous entendez bien, vous riez ensemble et hop dans leur tête vous êtes déjà copains. C'est fini en ce qui me concerne. La langue française permet cette nuance, je l'applique à mon travail, et je peux vous dire que ça change beaucoup de choses.