Plusieurs évêques croates ont profité des célébrations du 15 août (fête de la Vierge Marie ) pour lancer des messages controversés remettant en cause l'angélisme européiste, les projets mondialistes pour le pays et la mise sous tutelle mondialiste des médias. La charge en règle lancée par l'épiscopat catholique touche aussi le TPI, l'Union européenne et les autres institutions internationales.
Frustrations nationales
L'ancien dictateur communiste yougoslave d'origine croato-slovène, Josip Broz Tito serait comparable à Adolf Hitler et les médias croates conduits par Satan : tels sont quelques-uns des messages prononcés par des évêques croates durant la célébration de la fête chrétienne et nationale de l'Assomption, le 15 août dernier. Les évêques, dont le très remarqué Mgr Juraj Jezerinac, ont également profité de l'occasion pour régler leurs comptes avec les lobbies homosexuels et les prétendus anti-fascistes (bobos locaux, gosses de profiteurs titistes ayant fait fortune sur le dos du bon peuple) ainsi que pour pointer du doigt l'Union européenne. Et le prélat de souligner que si l'Europe bruxelloise entend survivre, elle devra retourner à ses racines, c'est-à-dire à la foi .
L'évêque Prendja, de Zadar, a quant à lui demandé la libération du général Ante Gotovina, lequel, après plusieurs années de clandestinité, est détenu à La Haye en attente de son procès pour crimes de guerre , alors que le principal responsable de massacres de populations civiles serbes en Krajina en 1994-1995 n'est autre qu?Agim Ceku, ancien général croate d'origine albanaise, devenu depuis commandant en chef de l?UCK et Premier ministre du Kosovo occupé. Le tord de Gotovina est de ne plus avoir plu aux opportunistes croates qui se sont accaparés le pouvoir à Zagreb à la mort de Franjo Tudjman. De son côté, l'évêque de Djakovo, Mgr Marin Srakic, devant des milliers de fidèles venus à Aljmas, un lieu de pèlerinage en Slavonie orientale, a présenté une reconnaissance écrite au fils de Branimir Glavas pour sa contribution à la construction de l'église locale. Son fils est actuellement en attente de son procès pour crimes de guerre . Des réactions qui expriment partiellement moult frustrations nationales en raison de promesses non tenues par la Communauté internationale depuis la fin de la guerre civile en 1995. Les Croates commencent très progressivement par s'apercevoir qu'ils ont été grandement bernés par tous ceux qui les ont poussés à faire la guerre à leurs voisins serbes.
Médiamensonges
Des prises de position audacieuses qui ont tôt fait de mobiliser tout ce qui compte comme crapules au sein des institutions médiatiques de Croatie : Aujourd'hui, l?Église catholique en Croatie est l'une des organisations les plus rigides et les plus anti-européennes. Ses positions ne contribuent certainement pas au bien de la Croatie , a asséné dans Novi List, Branko Mijic. Davor Butkovic, éditorialiste gauchiste de Jutarnji List, a quant à lui pointé du doigt l'attitude de l'évèque de Sibenik, Mgr Antun Ivas qui, attaquant l'Europe, l'OTAN et le Tribunal de La Haye , a affirmé que les prisonniers de La Haye ont été livrés à une justice mondiale sélective, incompréhensible pour la majeure partie des populations . Puis, parlant des négociations de la Croatie pour son intégration dans l'Union européenne, l'un des objectifs les plus importants de la politique extérieure du Premier ministre Ivo Sanader (libéralo-atlantiste), Mgr Ivas s'est légitimement interrogé : Ces négociation avec l'UE ne sont-elles pas un moyen dangereux d'éviter les questions importantes ? Ces négociations répondent-elles à la question : où résident l'Homme et l'intégrité de la personne ? . Des interrogations qui font hurler d'indignation la presse et les politiciens retors ; en somme la classe dirigeante du pays qui, après avoir cocufié les combattants nationalistes croates des années 1990 les plus sincères, entend aujourd'hui se partager le fromage européiste sur le dos de la majorité d'une population qui commence à ressentir très sérieusement les douleurs de la conversion brutale de la société croate du titisme collectiviste au néo-libéralisme européiste le plus aberrant, sans passer par la civilisation.