Source: lyon.novopress.info
Le journal les Potins d'Angèle revient dans son édition du 12 au 18 juillet sur les rapports entre la franc-maçonnerie et la ville de Lyon. Nous nous garderons de conclure comme le journaliste qui a réalisé l'enquête, Gérard Angel, que ?la franc-maçonnerie n'a aujourd'hui pas beaucoup plus (ni moins) de pouvoir que les club Rotary et Lions?, car même si la Franc-Maçonnerie n'a plus la même puissance que sous la IIIe République, son poids politique et économique dans l'agglomération lyonnaise reste prépondérant.
Il suffit pour cela de regarder la composition des instances municipales, avec un maire de Lyon, Gérard Collomb, qui n'a jamais fait mystère de son engagement dans la Franc-Maçonnerie. L'équipe de Gérard Collomb est composé de nombreux adjoints francs-maçons comme Jean-Louis Touraine, Martine Roure, Yvon Deschamps, Thierry Braillard, Jean-Michel Daclin ou comme l'écologiste Gilles Buna qui travaille au poste clé d'adjoint à l'urbanisme.
Les Francs-maçons de gauche sont aussi implantés au Conseil Régional, avec Raymond Terracher, Bernard Rivalta, Jean-Michel Daclin, Jean-Pierre Flaconnèche. A l'autre bord de l'échiquier politique, les francs-maçons de droite sont aussi nombreux au Conseil Régional, la majorité compte quelques frères : Jean-Luc Da Passano, Bernard Fialaire ou Daniel Pomeret. Le journal des Potins d'Angèle cite aussi les noms de l'UMP Patrick Huguet, maire du 3e arrondissement de Lyon, Mac Fraysse (ancien député de Villeurbanne) et le député Christophe Guilloteau.
Le monde économique compte aussi de nombreux francs-maçons qui occupent des postes importants comme Guy Mathiolon, président de la Chambre de Commerce et d?Industrie de Lyon (CCI), ou le club Cobati qui réunit des professionnels de la construction. Selon Gérard Angel, ce club, présidé par Thierry Giraud, compte une centaine d'adhérents dont la majorité sont francs-maçons. Quant au quotidien lyonnais et régional, Le Progrès, les francs-maçons y sont nombreux et influents.
On peut s'interroger sur la présence de personnalités politiques, de droite comme de gauche, dans les mêmes loges alors qu'ils affichent comme adversaires. Ne serait ce qu'une qu'une opposition de façade ?
Surtout, le sur-représentation des francs-maçons dans le monde de la construction et de l'urbanisme pose la question de l'appartenance, à ces sociétés à vocation philosophique mais qui peuvent devenir des repères affairistes, de députés ou de décisionnaires. Les règles élémentaires de concurrence sont-elles respectées dans l'attribution des mar chés publics ?