On ne m'empêchera jamais d'essayer d'aider ou de soulager la misère du monde, dans quelque pays que ce soit .
C'est beau ce que vous avez dit là, Mme Sarkozy, à l'Est Républicain, c'est beau mais permettez-moi de vous dire que vous allez avoir du travail. Vous n'avez même pas réussi à soulager votre mari de manger un hot dog chez M Bush, ce qui constitue aussi une forme de misère.
Et vous n'avez pas besoin d'aller bien loin. Ne serait-ce qu'en France vous avez des millions de pauvres que vous pourriez aider. D'ailleurs, si la misère du monde vous était vraiment si insupportable, vous auriez consacré le coût de vos vacances Outre-atlantique à la soulager. Les amies qui vous invitent ne sont-elles pas douées de compassion ?
Ces quelque 60 000 euros auraient pu servir à nourrir je ne sais combien de famille, d'enfants dans le besoin ; et vous auriez dû en parler à votre mari : lorsqu'il a discouru devant ses amis du MEDEF : leurs salaires, leurs jetons de présence, leurs stock-options, tout cela mis bout à bout doit égaler le budget annuel de maints états en voie de développement.
Et avec une seule de vos robes ou une seule des chaussures que vous achetez, on pourrait nourrir un enfant africain pendant un an. Qui vous empêche de soulager sa misère ? Je vous enverrai une paire de mocassins achetée en solde.
Vous pourriez également soulager les sportifs (et leurs supporters), dont on va nous rebattre les oreilles dans les jours qui viennent, de leur misère. Intellectuelle, je veux dire parce que, financièrement, eux non plus ne sont guère à plaindre.