>>>> ENFIN !!!!!! Depuis le temps que je soutiens cette théorie, et qu'on me regarde comme si j'étais un ovni, enfin on y vient... Et oui, le quotidien peut tuer les couples... et j'en reste convaincue, l'idéal étant pour moi 2 appartements dans le même immeuble ;), ou au moins chacun sa pièce, et une chambre en commun... Bon, ok il faut avoir de l'argent à Paris... mais idéalement, je reste convaincue que ça reste le meilleur modèle !
Jusqu'ici, faire chambre à part laissait entendre qu'il y avait de l'eau de le gaz? Et si c?était le contraire ? Aux États-Unis, de plus en plus de couples optent pour une séparation de corps intermittente, justement pour préserver leur relation. En France, petit à petit, l'idée fait son nid.
Paru le 03.09.2007, par Stéphanie Trastour
Rien n'irait-il plus entre eux ? Voilà que Serge et Julie, ce couple d'amis modèles que vous couviez du regard chaque fois que vous étiez en leur compagnie, ne dorment plus toutes les nuits ensemble. Mais toujours sous le même toit. Un modus vivendi pour-les-enfants qui leur permettrait de cohabiter, donc d'éviter le divorce ? Pas du tout. Juste une autre manière de vivre ensemble, chacun dans sa chambre .
En France, cette conjugalité new look gagne du terrain. Les raisons ? Un conjoint qui ronfle, des horaires décalés, un bébé qui pleure, l'envie d'avoir son espace à soi? En clair, le besoin d'éviter au maximum ces petits tracas quotidiens qui enveniment lentement les rapports amoureux jusqu'à transformer le lit en champ de bataille. La paix du ménage passerait donc par la désertion de la chambre conjugale ? Aux États-Unis, où le home-sleeping-alone syndrome a envahi les foyers, la question ne se pose même plus.
Une étude récemment menée par la National Association of Home Builders (1) (Association des constructeurs immobiliers) va même jusqu'à prédire que plus de 60 % des domiciles compteront deux chambres par couple, dès 2015. Pour l'heure, un quart des nouveaux projets de construction intégreraient déjà cette configuration (2). Dans notre pays encore attaché aux valeurs catholiques du lit commun, l'engouement est moins sensible. Mais si le phénomène reste plus marginal, environ 17 % des couples se laisseraient tenter par l'expérience.
Simple effet de mode ou changement réel de la vie conjugale ? La volonté de faire chambre à part est le corollaire de la montée de l'individualisme dans notre société, explique le sociologue Jean-Claude Kaufmann. Même au sein d'un couple, chacun se vit comme un être autonome, aspirant à son espace de respiration personnel.
L'équation n'est pas simple. Car il faut à la fois défendre son pré carré, respecter celui de l'autre et construire une histoire commune. Une problématique particulièrement à l'oeuvre dans l'espace confiné de la chambre à coucher. D'autant que celle-ci est devenue un vrai lieu de vie, dans lequel on mange, on bouquine, on téléphone, on regarde la télévision, on joue à l'ordinateur? Et, de préférence, quand on veut. Raison de plus pour en faire son territoire inaliénable.