PARIS (Reuters) - La chambre d'application des peines de la cour d'appel de Paris a accordé un régime de semi-liberté à Nathalie Ménigon, ancien membre du groupe armé Action directe, apprend-on auprès du Parquet général.
A partir du 2 août, l'ancienne militante condamnée à la prison à vie dormira dans un établissement pénitentiaire et travaillera à l'extérieur comme paysagiste en Haute-Garonne. "La cour confirme le jugement de première instance et donc Mme Ménigon sera placée en semi-liberté à compter du 2 août 2007 pour une durée d'un an, cette mesure étant préalable à l'examen d'une éventuelle libération conditionnelle", a déclaré une porte-parole du Parquet. "La cour a considéré que le projet présenté était adapté", a-t-on souligné de source judiciaire.
Le parquet avait fait appel de la décision prise en ce sens, en mai dernier, par le tribunal d'application des peines de Paris. La décision de jeudi (19 juillet) ne sera définitive qu'après expiration du délai de pourvoi en cassation, mardi soir prochain. Nathalie Ménigon, qui est âgée de 50 ans, a été condamnée à la réclusion criminelle à perpétuité, avec Jean-Marc Rouillan, 53 ans, incarcéré à Ensisheim (Haut-Rhin), et Georges Cipriani, 55 ans, incarcéré à Lannemezan (Hautes-Pyrénées).
Tous trois répondaient de l'assassinat du P-DG de Renault Georges Besse le 17 novembre 1986 à Paris et de leur participation à l'assassinat de l'ingénieur René Audran, le 25 janvier 1985.