Bientôt l'automne, et en cette période de rentrée, nous avons fait notre bilan estival. Dans l'ensemble, désastreux.
Non pas que nous n'ayons eu plusieurs dossiers aussi urgents qu'importants à régler. Mais nous avons constaté, à nos dépens, que les services publics, nos partenaires obligés, figuraient presque tous aux abonnés absents.
Justice ou municipalités, ministères et autres, s'avéraient injoignables, telle antenne, contactée à grand peine, ne retrouvait plus sa référence, telle autre fermait en fait complètement. Les responsables se trouvaient invariablement en congés, sans remplaçant. Guettant avec impatience le retour d'un décisionnaire, nous apprenions qu'une autre personne, dont dépendait l'application de la mesure prise, étant aussi partie, il nous fallait patienter à nouveau deux ou semaines, parfois plus.

Nous nous souvenons des campagnes dirigées à l'encontre des entreprises, accusées de désorganiser la France, en fermant de telle date à telle date, et contraignant leurs salariés ainsi à prendre leurs vacances tous en même temps. La mauvaise foi des organisateurs de ces agitations médiatiques régulières était patente. Personne ne s'inquiète de la désorganisation des administrations les plus essentielles à un règlement prompt de problèmes urgents.
Trois cas pénibles en particulier nous ont été soumis, et c'est de justesse qu'ils n'ont pas tourné à l'aigre. Parce que rien ne pouvait trouver de solution avant septembre. On parle beaucoup de la continuité des services publics à propos des grèves. Et si l'on prenait quelques dispositions simples pour éviter leur discontinuité pour l'exécution d'actes administratifs des plus simples, parfaitement prévisibles et exécutables sans le moindre renforcement des effectifs, et sans empêcher qui que ce soit de jouir de ses vacances ?
Cela suppose simplement un minimum de respect de l'usager . Une attitude pas toujours, hélas, allant de soi, et parfois à des niveaux hiérarchiques surprenants.