Et non, je n'ai point déserté ma Caverne pour courir le guilledou (encore que). J'ai simplement répondu à l'invitation de Monsieur et Madame mes grands-parents paternels ; une semaine dans leur humble demeure (non pas dans la Diagonale du vide, mais en Champââgne. Tout de suite c'est plus smart, dixit le Prince Jean). Grands-parents qui ne me voient jamais, il faut bien le dire. D'abord sceptique, j'ai joué le jeu et accepté par politesse et finalement j'ai été choyée comme une la véritable princesse que je suis.
Officiellement je ne m'y rendais que pour admirer, avec mon savoir d'historienne fraîchement diplômée en Licence 3, la vieille ville de Troyes avec ses demeures médiévales que je tuerais n'importe quel quidam pour enhabiter une, ses mille et une églises gothiques et sa collection d'ouvrages anciens (comment ça j'ai été influencée par Madame X. professeur d'Historiographie médiévale? Point du tout, du tout). Officieusement, je me disais qu'une petite grande excursion dans les boutiques champenoises serait tout aussi intéressante …
Bref, Petite Scheharazade se retrouve une semaine en Champagne avec une énorme valise qui déborde de toilettes (on peut rencontrer le Prince charmant au détour d'une ruelle, on ne sait jamais), un sac rempli de carnets, d'aquarelles et moult autres accessoires qui font que je ne suis jamais une touriste (eerk) mais une voyageuse c'est quoi ce sourire ironique ??), et un sac rempli de chaussures (voir post précédent). Quitte à se faire amener par un chauffeur (Monsieur Papa) plutôt que par Madame SNCF, autant en profiter. L'aventure peut alors débuter.
Et c'est vrai, pendant une semaine je me suis sentie comme une petite princesse que l'on gâtait. Nous avons déambulé dans la ville médiévale troyenne à la rencontre du passé (et non, je n'ai point vu le fantôme de Chrétien. Dommage, je l'aurais bien invité à boire un thé pour lui demander comment il comptait terminer son Perceval). De ces maisons, hôtels particuliers, églises, jardins, je ne retiens qu'un mot : magnifique. J'aime le Moyen Âge.
Mais, je vous vois venir ; et la gastronomie dans tout ça ? . Ben oui, une princesse ne peut décemment vivre sans une table raffinée (sinon elle perd son essence de princesse, c'est logique faut suivre les enfants). Et pour un délicat palais quoi de mieux que le Champagne ? Cela tombe bien, c'est une de mes boissons favorites (j'ai toujours trouvé ça chic). J'ai aussi découvert le ratafia au Champagne, ce n'est pas mauvais non plus. Et pour les mets, mes plats favoris apparaissaient sur la table magique ; saumon, riz aux épices, tarte aux pommes, pommes. Choyée comme une princesse je vous dis.
Et, détail important pour la garde-robe d'une princesse, n'oublions pas les emplettes vestimentaires. A Troyes se trouvent une mini vallée magique pour les filles : les magasins d'usines. C'est-Ã -dire, une immense zone commerciale où les boutiques vendent leurs collections bien moins chères (je vous laisse un instant pour imaginer les ravages que l'on peut y faire). Dans cet univers magique, j'ai pu accroître ma (modeste) garde-robe de tee shirts Petit Bateau (hu, hu, hu je peux mettre du 14 ans), d'un élégant manteau noir de poupée et (Grâal ultime, pour moi) d'un magnifique pantalon en velours noir Zadig et Voltaire (wow, j'adore cette boutique). Et comme les princesses ne peuvent toucher à l'argent (cf. Jasmine dans Aladdin. Oui, je suis Disney addict, et alors ?), je n'ai pas dépenser un cent. Arigatôô Monsieur et Madame mes grands-parents. Sûr, maintenant je suis toute mignonne comme une poupée pour aller en cours (non, non, je ne me vante point).
Des semaines comme cela, j'aime tout simplement.
Sinon, j'ai failli visiter le château de la fée Mélusine. Failli, car elle n'était point là . Damned.