REVELATION EXCLUSIVE: pour Valérie Pécresse, il paraît envisageable d'utiliser tout être humain au dernier stade de la vie à des fins de recherche...
"La loi interdit l'utilisation des embryons surnuméraires pendant 5 ans. Il s'agit de déterminer s'il convient de passer d'un régime de dérogation à l'interdiction à un régime d'autorisation encadrée par l'Agence de la Biomédecine. Je crois que la grande majorité des intervenants sont favorables à cette évolution, sachant que les embryons surnuméraires ne faisant plus l'objet d'un projet parental, sont voués à la destruction. Il paraît envisageable de les utiliser à des fins de recherche, comme tout être humain au dernier stade de la vie, sans transgression éthique majeure"
Valérie Pécresse, dans les actes des rencontres parlementaires tenues le 7 février 2007 organisées par Pierre-Louis Fagniez et Valérie Pécresse (en page 53).
Des propos manifestement passés inapperçus...
Dans ces mêmes actes, Valérie Pécresse distingue le pré-embryon, c'est à dire "quelques cellules sur lesquelles il serait très intéressant de faire de la recherche et le "vrai" embryon associé à un projet parental".
C'est donc le projet parental, c'est à dire l'opinion, l'appréciation des parents qui compte pour savoir si oui ou non, la dignité de l'embryon (dont l'humanité n'a rien à voir avec leur avis, mais se déduit d'éléments objectifs comme le code généthique) doit être respectée. On nage en plein subjectivisme et en plein relativisme...
En novembre dernier, dans les colonnes de La Croix, Valérie Pécresse expliquait que "le principe de dignité doit être soumis à interprétation, comme tous les principes, et être confronté aux réalités de la société dans laquelle on vit. Il doit se comprendre au regard d'autres impératifs, comme l'intérêt général".
Qu'est-ce que l'intérêt général pour Madame Pécresse? Son relativisme à l'égard des embryons la conduit maintenant à trouver tout à fait normal d'"utiliser tout être humain au dernier stade de la Vie" pour des recherches...
Valérie Pécresse (39 ans) est député de Versailles-Sud, Vélizy et de la Vallée de Chevreuse, conseiller régional d'Île de France, porte-parole de l'UMP depuis 2004 et député à l'Assemblée nationale. Membre de la Commission des Affaires Culturelles, Familiales et Sociales au Palais Bourbon et animateur du groupe de travail UMP sur la famille. Elle est pressentie pour prendre la tête du ministère des affaires sociales et familiales du prochain gouvernement.
Malgré les apparences, celle qui affirme sa volonté de "protéger la famille" souhaite faire du PaCS «un contrat de couple cohérent, intermédiaire entre le mariage et le concubinage» (article du Monde daté du 27 janvier 2006). Elle est hostile à l'accouchement sous X (article du Monde du 22 juin 2006).
«Si Christian Vanneste a pu être condamné, c'est sur le fondement d'une loi condamnant les propos homophobes que l'UMP a fait voter» déclarait-elle fièrement après la condamnation -inique- du courageux député en seconde instance, assurant qu'il n'obtiendrait pas l'investiture de son parti (et s'y déclarant opposée), ce qu'entre temps, des centaines de coups de téléphones et de courriels indignés reçus par l'UMP ont permis de changer. Valérie Pécresse est favorable au contrat d'union civile en mairie pour les paires d'homosexuels prôné par Nicolas sarkozy et à une délégation de responsabilité parentale pour les homosexuels...
Addendum: un de nos lecteurs, étudiant à HEC, nous signale que Valérie Pécresse, officiellement hostile à l'adoption par les homosexuels, a tenu un tout autre discours devant les étudiants et s'y est déclaré favorable...



