Un ami visité récemment dans l'Est de la France, très engagé dans l'Eglise, m'a posé cette question : Je constate que je trouve la fraternité et le partage en dehors de l'Eglise. Je sens bien que ma vie de croyant se développe et trouve son épanouissement ailleurs, et pourtant je me sens obligé d'aller au culte le dimanche.
Point barre, ai-je envie d'ajouter. La messe est dite...
La relation à Dieu mobilise ce qu'il y a de plus intime dans l'Adam et Eve. Développer une relation personnelle avec Dieu est incompatible avec la vie d'Eglise s'il y a confusion dans mes pensées concernant le rapport entre libre marche devant Dieu et nécessité de se joindre à l'assemblée.
Je connais des croyants très engagés dans des Eglises officielles multi-centenaires, qui en même temps, vivent une relation personnelle avec Dieu très intense. On pourrait croire en lisant mon blog que les deux sont incompatibles, or ce n'est pas vrai et ce n'est pas ce que je souhaite exprimer. Certains, plus avancés que moi, sont parvenus, tout en développant une forte relation personnelle à Dieu dans la liberté, à mener une vie d'Eglise avec ses carcans apparents. Tout simplement, ces personnes ont développé au fil du temps une forte capacité d'autonomie. Ils savent que l'appartenance à l'Eglise visible, terrestre, humaine, officielle, normée, etc, n'est pas la condition d'une bonne relation personnelle avec Dieu. Ils peuvent donc d'autant mieux développer une vie sociale dans ce milieu.