Durant le mois d'août, (re)découvrez quotidiennement un plaisir simple de l'été, la pluie.
Les amateurs de facilité et tous ceux qui n'écoutent pas plus loin que le bout de leur nez seront unanimes : c'est plutôt un plaisir d'automne.
Peut-être pour le mélancolique consentant, l'amateur de nuages bas ou le breton expatrié. Pas pour le jazzman qui sommeille en vous.
Il est vrai que la pluie d'été est aussi mouillée que les autres, me direz vous. Bonne remarque, mais avoué que sa sonorité, elle, est différente.
Et splash et «re- splash , essayons de ne pas trop se mouiller les chaussettes dans ces flaques peu profondes qui nous envahissent.
Postulons donc pour une journée grise .
Veinard(e) s: d'ordinaire si rares, elles ne manquent pas ces temps-ci. En vérité, on s'en fout comme une mauvaise partition: à la première occasion, il faudra fermer les yeux .
Auparavant, on aura seulement pris soin de coller son oreille à la plus vaste fenêtre du logis.
Evidemment, ce peut être un peu froid: frileux du pavillon et autres lobes sensibles s'abstenir ! Préférez vous sortir sous un parapluie. A condition qu'il soit large et correctement tendu.
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Reste à la pluie faire son numéro.
Ecoutez bien:
Clap,
Tap,
Snap,
Step,
Stomp,
stamp,
Click,
Rolls,
Flap,
Slap?
Gene Kelly viendrait à vous taper sur l'épaule, vous ne sursauteriez même pas !
Oui, mesdames et messieurs, ladies and gentlemen : la pluie fait des claquettes.
Sur le trottoir à minuit/parfois je m?y arrête/je l'admire, j'applaudis/je suis son chapeau claque/Son queue -de pie vertical/Son sourire de nacre/Sa pointure de cristal
Oui, monsieur Nougaro, écoutons tomber la pluie.