
Il y 70 ans, mourrait au champ d'honneur le capitaine Henri Bonneville de Marsangy. Il commandait la 2e compagnie du bataillon San Fernando de la 6e brigade de Navarre. C'est à sa tête de ses hommes qu'il tomba le 10 février 1937 à Llannes dans les Asturies, face aux rouges.
Le capitaine Bonneville faisait parti des volontaires européens partis combattre les armes à la main la révolution communiste qui s'étendait en Espagne. Le nombre total des français ayant servi en Espagne est incertain et le comptage très difficile. Vraisemblablement entre 500 et 1000 hommes ; peut-être le nombre total s'élève-t-il à trois mille hommes, répartis dans différentes unités. Un demi-millier de Français furent regroupés dans la Bandera Juana de Arco (Bataillon Jeanne d'Arc), au sein du Tercio, la Légion étrangère espagnole.
Le général Lavigne-Delville fut le principal organisateur de la venue des volontaires français de l'autre côté des Pyrénées. Il proposa plusieurs milliers d'hommes ; le corse François Petri un millier. Ils étaient répartis au départ entre les troupes phalangistes (où combattit le fils de Georges Bernanos, Yves), requetés, de la Légion (Tercio), etc., selon leurs préférences politiques ou les possibilités d'engagement. Il y aurait eu entre 250 et 300 volontaires monarchistes, des Camelots du roi de l'Action française au sein des troupes carlistes. La venue des volontaires fut très compliquées : si le gouvernement blumiste offrit en masse des armes aux communistes et permit un départ massif de volontaires rouges, il mit autant d'ardeur à empêcher le départ des nationalistes.
Le capitaine Bonneville participa aux combats de Mérida, Badajoz, Madellin, Talavera, et à la libération de l'Alcazar de Tolède.
Son fils, l'officier parachutiste Roland Bonneville de Marsangy, tombera à 25 ans contre d'autres rouges, à Diên Biên Phu.