Bon alors, comment vous dire… Vous pouvez me demander un résumé de Shrek même si certains l'ont trouvé moins bon que les deux autres, moi il y a quelques scènes qui m'ont fait rire. Je suis bon public, faut dire. Autant hier soir, je n'ai même pas vu le générique de Pirates des Caraïbes, je me suis endormie pendant les bandes annonces et selon mon fils J'ai pas réussit une seule seconde à te réveiller ! … Ah ? Tiens… Oui, oui il y avait bien Johnny Depp mais j'ai jamais été fan. Ca n'aide pas ! Je prendrais ma revanche demain soir lorsque j'aurais Georges pour moi toute seule (Serge, je ne te propose plus de m'accompagner hein ?), mon fils déclarant forfait et préférant aller foutre une raclée de Wii-tennis à son père. Mon fils est un héros - p…
Ma soirée fut divine et reposante, donc ! Mon fils heureux et souriant en allant au ciné, les câlins dans la file d'attente, nous deux montant les escaliers quatre à quatre pour être les premiers à rentrer dans la salle… A peine, je me pose sur mon siège, j'enlève ma veste et murmure à mon fils Chut… Ecoute ! . Il me demande de quoi il s'agit, je lui réponds béatement C'est Franck . Parce que dans mon cinéma de quartier, ils sont géniaux et pour vous faire patienter, ils diffusent Sinatra ! Je me suis donc laissée envahir , calée dans le confortable fauteuil. J'ai fermé les yeux, me suis laissée emporter loin, très loin et quand j'ai rouvert les yeux, les lumières étaient déjà rallumées… Qu'importe ! C'était bon.
On ressort, la place est comme à son habitude en mouvement . Cette place qui ne dort jamais… Je regarde les terrasses en serrant la main de mon fils. Une vague de nostalgie me submerge, je sens les larmes sous mes cils. La nostalgie d'une vie que je vais quitter. Je l'ai aimé ce quartier, ses rues, ses bars... Ce nid que je vais abandonner dans quelques semaines pour un autre, différent, plus grand, plus coloré (allez les gars, un dernier effort - p). On tourne dans la rue de la boulangerie, on tourne encore à droite. Devant le commissariat, mon fils fera sa B.A. en me lançant un regard espiègle et complice…
En bas de l'immeuble subsiste une seule question : Combien de vie me reste-t-il à vivre ?