L'Elysée a donc tranché : il y aura bien privatisation de GDF.
Les hésitations des derniers mois ne portaient pas tellement sur le principe de cette fusion (qui, rappelons-le, va conduire à la privatisation de GDF), mais sur les modalités. Les actions de Suez, en effet, on pris beaucoup de valeur depuis la brillante idée de Dominique de Villepin, et cette fusion aurait placé l'Etat, actionnaire de GDF, dans une position très minoritaire dans le nouvel ensemble, en dessous de la minorité de blocage. Le solution trouvée est très simple, les activités "environnement" de Suez (on appelle "environnement" le traitement des déchets et des eaux usées, et parfois le financement occulte des partis politiques), vont être détachées de l'ensemble Suez en gardant les mêmes actionnaires. les activités "énergie" vont fusionner avec GDF.
Cette solution, avait été imaginée par Dominique de Villepin pour "sauver" Suez, victime d'une tentative d'OPA probablement suscitée par l'inénarrable Alain Minc, qui décidément n'en rate pas une (à ce propos, on vous conseille à nouveau l'ouvrage de Laurent Mauduit, Petits conseils).
Nicolas Sarkozy l'avait mollement soutenue, se souvenant que, Ministre de l'Economie et des Finances, il avait défendu l'ouverture du capital d'EDF en rassurant les syndicats de GDF avec des arguments disons... tranchants. Qu'on en juge...
La vidéo de 2004, dans ce contexte, est éloquente. Elle condense une bonne part de la méthode Sarkozy. Le mensonge le plus fort, clamé avec la conviction la plus entière, et un soupçon de violence, ça passe, ça passe toujours.
(Source : Betapolitique)