Au Maroc les islamistes modérés abordent les législatives avec confiance
NOUVELOBS.COM | 06.09.2007 |
Le Parti de la Justice et du Développement (PJD) devrait enregistrer un très bon score aux élections législatives de vendredi: 47% des Marocains le soutiendraient.
Si l'on en croit les prédictions, les islamistes modérés du Parti de la Justice et du Développement (PJD) devraient enregistrer un très bon score aux élections législatives du vendredi 7 septembre au Maroc: le pouvoir du roi Mohammed VI est embarrassé, alors que le royaume chérifien est pris entre la lutte contre le terrorisme et la poursuite de la démocratisation d'un régime ami de l'Occident.
Pour ce second scrutin de l'ère Mohammed VI, plus de 15 millions de Marocains doivent désigner les 325 membres de la Chambre des représentants (chambre basse du Parlement) dont 30 sont obligatoirement des femmes. Quelque 30 partis présentent des candidats pour ce scrutin proportionnel.
Commentaires : c'est quoi les islamistes modérés ? , à part une invention commode de ceux qui, en occident, se refusent à voir la réalité? ? .voir ci après un article du quotidien Algérien LIBERTE , édition du 4 Septembre 2007 qui sait de quoi il parle :
www.liberte-algerie.com
Islamisme : côté cour, côté maquis
Par :Mustapha Hammouche
Les islamistes sont au pouvoir en Algérie. Ils viennent de prendre le pouvoir total en Turquie. Ils risquent d'entrer au gouvernement au Maroc après les élections législatives de vendredi prochain.
Ces forces politico-religieuses arrivent aux institutions de système pluraliste avec l'identité fréquentable d'islamistes ?modérés?. Ce ne sont pas eux qui se définissent ainsi. Dans ces cas sud-méditerranéens, ce sont précisément ceux qui, dans la rive nord, appréhendent l'avènement de régimes théocratiques chez leurs vis-à-vis musulmans. Et à l'intérieur, leur promotion ?démocratique? est consentie comme contrepoids à l'hégémonie des forces .fondamentalistes ?radicales qui se développent en dehors et contre les systèmes .
?/?.
Cette attitude qui privilégie la stratégie sur l'idéologie dans l'évaluation du péril islamiste constitue le fondement d'un grave compromis. Un compromis intellectuel, d'abord. Celui-ci favorise ensuite le compromis politique.
Il découle d'une attitude humaine qui consiste à se chercher, d'abord, les moyens de refuser le défi quand il s'impose. Une espèce d'esprit de Munich, finalement récurrent et partagé, quand le devoir de réagir survient. ?/?.
Tout cela fait que la question du fascisme islamiste n'étant pas encore réellement posée ni par les politiques et les élites musulmanes, s'il y en a, ni par les cibles potentielles, reste à venir.