La neuvième université d'été duMNRs'est tenue les samedi 1er et dimanche 2 septembre à Las Canals dans l'Aveyron. Nous publions ici le compte-rendu de cette université communiqué par le MNR et les articles publiés sur les sites de Jean-François Touzé et de Robert Spieler, qui participaient à cette rencontre.
SN
Plus de 200 cadres et responsables locaux du MNR étaient présents à ce rendez-vous de rentrée politique placé sous le signe du rassemblement de la droite nationale. Dans cet esprit, plusieurs personnalités extérieures au MNR, appartenant à d'autres partis ou organisations, étaient invitées et sont intervenues au cours de l'université d'été : Hilde de Lobel, député flamand du Vlaams Belang ; Bruno Larebière, rédacteur en chef de Minute ; Olivier Pichon, directeur de Monde et vie ; Robert Spieler, président d'Alsace d'abord ; Jean-François Touzé, membre du bureau politique du FN, qui ont tous insisté sur la nécessité d'union de la droite nationale autour du thème central de la défense de notre identité nationale et européenne.
Les travaux de l'université d'été ont également été largement consacrés à la préparation des élections municipales de 2008, auxquelles le MNR va participer massivement en favorisant l'émergence de listes communes avec le FN, voire le MPF.
Bruno Mégret a conclu l'université d'été par une analyse de la situation politique, de la méthode Sarkozy qui consiste à parler beaucoup et à agir peu et des premiers reniements qui en résultent. Le président du MNR a insisté sur la nécessité de rassembler et de rénover.
LES RAISONS DE MA PRESENCE A L'UDT MNR
par Jean-François Touzé
Membre du Bureau politique du FN
Conseiller régional d?Ile-de-France
Faire bouger les lignes, répondre à l'attente sans aucun doute majoritaire de l'électorat de la droite nationale, et plus encore de ses adhérents et militants, d'un rassemblement le plus large possible, voilà les raisons qui m'ont conduit à accepter de m'exprimer, à titre personnel, devant les cadres du MNR réunis samedi et dimanche dans l'Aveyron, à l'occasion de leur Université d'été.
J'ai en effet la conviction que la reconquête du terrain perdu lors des dernières consultations électorales et, bien au-delà, le succès et même la victoire de notre famille politique, supposent quatre préalables. D'abord, que des signes soient adressés à tous ceux qui se désespèrent, à l'intérieur comme à l'extérieur de nos partis et mouvements, afin que nul n'ignore que pour nous l'ambition collective est toujours là, vivante et forte. Ensuite, que nous nous attelions à une révision de nos logiciels, dans le respect de nos fondamentaux, de nos idées force, de nos traditions, mais en inscrivant notre action dans la modernité, avec une volonté réelle de sortir de la dénégation pour entrer dans la proposition. Nous devons également afficher notre volonté de revenir à l'action militante et à la recherche patiente de l'enracinement dans la durée. Il nous faut, enfin, et sans doute avant tout, nous rassembler, en partant de ce qui nous réunit. La droite nationale a besoin de tous, de ceux qui sont toujours dans le combat comme de ceux qui s'en sont éloignés ou de ceux qui n'ont pas encore franchi le pas qui sépare la sympathie de l'engagement. Nos différences de sensibilités sont notre richesse, notre sentiment commun d'appartenance notre force.
La situation de notre pays, les risques qui pèsent sur notre identité et notre civilisation font que nous ne pouvons plus nous autoriser le luxe des divisions, des vaines querelles, des anathèmes.
Le 20 décembre dernier, sur le perron de Montretout, aux côtés de Bruno Mégret, Jean-Marie Le Pen, dont l'intuition géniale d'une nécessaire union patriotique aurait pu, si elle s'était concrétisée, changer la donne de l'élection présidentielle, parlait de "rassemblement populaire capable de peser de manière décisive". C'est bien dans cet esprit que je me place et que j'agis.
MA PARTICIPATION A L'UNIVERSITE DU MNR...
par Robert Spieler
Président d'Alsace d'abord
Invité par Bruno Mégret, Président du Mouvement national républicain, et Nicolas Bay, le jeune et talentueux secrétaire général, je suis intervenu aux côtés de Hilde De Lobel, députée du Vlaams Belang au Parlement Flamand, de 0livier Pichon, directeur de Monde et vie, de Bruno Larebière (Le choc du mois et Minute) et de Jean-François Touzé, Conseiller régional d?Ile-de-France et membre du Bureau politique du Front national.
Beaucoup d'intervenants ont exprimé leur joie de voir se rencontrer des composantes du camp régionaliste, identitaire et national. Les analyses sont certes différentes sur certains points de programme, mais peu importe. L'essentiel est de défendre avec acharnement nos identités et je me suis attaché à présenter le combat régionaliste d'Alsace d'Abord et à démontrer qu'il n'y a pas contradiction entre l'idée régionaliste, l'attachement à la Nation (certes pas à l'Etat Nation jacobin, invention meurtrière de la révolution française) et l'espérance de l'Europe de la puissance.
J'ai aussi mis en garde les amis présents contre la tentation de certains, par refus de la politique du pire , de soutenir systématiquement au second tour le candidat de droite contre celui de gauche.
Je leur ai cité, à titre d'exemple alsacien, celui de Marc Reymann, député UDF, puis UMP de 1986 à 2007, qui fut mon collègue à l'Assemblée Nationale et mon concurrent à diverses élections. Il ne manquait jamais de me rappeler sa virulente opposition à l'immigration non européenne et alla jusqu'à se définir (en privé) comme étant à bien des égards plus à droite que Le Pen !
Le même Marc Reymann, ayant à peine abandonné son siège à son suppléant, devait récemment exprimer son soutien à l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne, expliquant avec un cynisme confondant que, maintenant qu'il était libre sur le plan électoral, il pouvait dire ce qu'il pensait réellement.
J'ai dit à l'auditoire : Ne croyez pas les candidats de droite qui vous expliquent lors des élections qu'ils partagent vos valeurs, afin de mieux vampiriser vos voix . S'ils étaient sincères, c'est à nos côtés qu'ils se battraient, pas aux côtés du système qui contribue à anéantir nos identités.
J'ai lancé un appel à une coordination souple entre toutes les associations, mouvements, revues, dans le but de construire ensemble des projets communs de travail et de combat, dans le respect total de nos spécificités.
J'ai relayé ainsi l'initiative de Roland Hélie, qui organise à l'occasion du premier anniversaire de la revue Synthèse Nationale, Samedi 27 octobre à Paris, un grand débat entre tous les représentants et personnalités identitaires, nationalistes et régionalistes de France.
Cette réunion s'annonce d'ores et déjà comme un énorme succès.
Pour conclure, quelques mots sur l'assistance et le cadre où se déroulait cette université d'été : 150 personnes samedi, 200 dimanche, ce qui constitue un exploit à saluer quand on sait que l'environnement magnifique de cet évènement se situait dans les profondeurs de ce beau département de l'Aveyron.
Une ambiance particulièrement chaleureuse et des militants et responsables très motivés dans le nouveau contexte politique par une volonté d'unité de combat pour défendre nos identités.