L'amour est un enfant de bohème, à qui, pour l'avoir croisé, je dédie ce poème. Mon coeur jadis meurtri par de cinglantes remarques et jugements ô combien lapidaires, brille à présent grâce à lui, et illumine ma vie tel le plus puissant des luminaires. Je t'ai croisé au petit matin dans les faubourgs sordides, toi, petite fille aux moeurs légères. Dans ton regard on pouvait lire la lassitude morne et une tristesse dont je devinais qu'elle n'était nullement passagère. Tu n'étais rien, petite traînée à cinq sous ; tu n'étais rien, pourtant tu m'as rendu fou. Ton corps fut mon autel, je lui rend grâce de m'avoir fait goûté une part de divin. Levant les yeux au ciel, tu évitais tout face à face et semblait déjà si loin. L'amour est un enfant de bohème. Tu m'as laissé ma belle afin de poursuivre ton chemin. Pour te dédier ce poème, j'ai délaissé ma pelle : enfin, toute entière, tu m'appartiens. Prisonnier de ton amour, je me sens libre de leurs barreaux. Ensemble pour toujours, dû-je en passer par être ton bourreau.
(Dino Fuzati)
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J'ai changé. Je change. Je changerai. Tous les temps, tous les modes. Aujourd'hui j'accorde de l'importance à l'apparence, j'ai envie de faire du shopping, de claquer des tonnes de fric de nouveaux vêtements, de me maquiller, d'être une femme. Ca pourrait paraître normal chez les autres, mais il s'agit de moi ! Ca ne me ressemble pas. Je ne suis plus tout à fait la même. Et je le regrette déjà. Je regrette mon image de fille immature, qui se fout de tout et ne se conforme pas à la règle. Je ne veux pas devenir comme les autres. J'ai super peur du futur (au moins une chose qui reste stable, me direz vous). J'sais plus trop où j'en suis. Voila, elle est là la détresse. Dans mon esprit plus torturé que jamais. C'est pas un appel au secours. J'vous demande juste de me rappeller qui je suis, au juste.
Ma mère m'a encore dit qu'elle me trouvait détestable. Puis elle m'a demandé de grandir un peu. La seule chose que j'ai trouvé à lui répondre c'est que je ne voulais pas.
Je le pense.