Déjà , on ne comprend pas que l'octuor ne se compose que de sept musiciens - ou alors le leader, pianiste et bassiste, compte-t-il double ? Ensuite, on ne comprend pas la structure du projet : musique improvisée et enregistrée par un ensemble de 7/8 musiciens d'une part puis remixée par deux ou trois bidouilleurs - peut-être ce Sushil K. Dade qui paraît avoir participé aux compositions ?
Oui, ce pilote du futur nous désoriente.
La musique elle-même ? Du jazz électronique écossais*, sur un disque très bref, avec de belles mélodies (No Funerals This Morning) et pas mal de gimmicks un peu m'as-tu-vu et superfétatoires.
Piano et basse en soubassement : on pense à Mingus, sans rapport pourtant (encore que la première minute de Pinkkitty, hein…).
Je ne connais pas la chanson de Gainsbourg Requiem pour un con, mais c'est un temps fort de l'album : introduction progressive de la section rythmique sur 54 secondes par trois tranches, puis pénétrante poignante échappée de trompette bouchée (Robert Henderson), avant que la guitare de Stevie Jackson n'hésite joliment entre frisottis et chatouillis, d'où la mélancolie plus terrible encore qui vous saisit dans le dialogue final entre flûte / trompette.
* I know, it just doesn't obtain… Did it on purpose, though.