J'y avais pourtant cru, mais il ne restait plus rien que le vide, profond, intense, lumineux. J'y avais pourtant mis tout ce que j'avais au fond de mes tripes. Je n'ai rien vu avant le soir où j'ai appris que tu me quittais. Pourtant, tu n'as pas vu ce que je pouvais représenter pour toi. Tu sais, la souffrance, ça ne se partage pas, on souffre seul, comme un chien dans la nuit. Pourquoi, bordel, pourquoi, j'y avais tant cru, pourquoi as-tu tout sali? pourquoi dois-je encore te maudire. Pourquoi ai-je quitté le port.
Je croyais exister, j'espérais même être quelqu'un, un homme droit et fier. Pourquoi m'as-tu remplis de larmes, pourquoi ai-je crier des lames. J'y avais pourtant cru, le premier jour....
Pourquoi avoir tout sali, comme ça, juste par plaisir, juste parce que tu te croyais père, alors que tu n'étais que moins que terre. Je n'étais qu'un amas de chair, je me suis sorti de tout ça et aujourd'hui j'hurle au fond de mes nuits prostré sur ma vie. Je regarde la lune, j'essaie d'atteindre ne serait-ce qu'un fond de liberté... Désolé, mais ta vie, c'est une poussière.
Mais ne t'en fais pas, tu as bien fait ton boulot, maintenant, je suis devenu plus solide, tu aurais dû resté sous terre. Juste pour savourer ma liberté.............