---> L'ère industrielle - Part I
Des rencontres, des rencontres, des rencontres... J'en oublie que des humains se cachent derrière les pseudos accrocheurs...
Il y a six mois, je me séparais de mon ex. Il y a six mois, je me disais que non, décidément, je ne deviendrais jamais comme tous ces mecs blasés qui ne savent même plus pourquoi leur premier réflexe le matin est d'allumer cet ordinateur de merde et de se connecter sur ce tchat... Addictif on me l'avait dit. Je n'ai pas voulu le voir ou le croire.
Je ne comprenais pas tous ces gens qui se connectaient sans même savoir ce qu'ils venaient chercher sur ces sites... Maintenant je ressens la même chose qu'eux. Maintenant je sais que l'on peut s'y connecter par habitude... Maintenant je sais que l'on peut s'y connecter sans rien attendre de particulier... La misère affective à l'état pur.
Et pourtant, il y a toutes ces rencontres... Ces mecs sont-ils interchangeables pour moi? Ils ne remplissent jamais tous les critères fixés arbitrairement par mon imagination... Mais quels sont les critères importants? Je ne sais pas.
J'ai envie de sexe avec untel qui, par ailleurs a de la conversation. J'ai envie de prendre untel dans mes bras, je le trouve mimi, plein d'humour mais je ne me vois pas avec lui à long terme. Untel deviendra un ami mais jamais un amant parce qu'il n'a pas ce "truc" en plus. Je fonde beaucoup d'espoir en untel que je n'ai jamais rencontré mais avec qui j'ai eu des dialogues prometteurs...
Et moi au milieu de tout ça??? Qu'est-ce que je veux? Hier, quelqu'un me disait qu'il se sentait plus libre en couple que célibataire car il ne subissait pas cette addiction aux rencontres et aux tchats de toute sorte... Je ne suis pas loin de rejoindre sa position.
Aujourd'hui, mon meilleur ami me disait que je me fixais sur des questions liées à l'environnement des personnes que je rencontre et non sur les personnes elles-mêmes...
Et pourquoi ne pas m'avouer tout simplement que, si je tire partie de cette ère industrielle, je ne me rêve finalement qu'artisan?
Je ne suis pas fait pour la quantité mais pour la qualité. Je ne suis pas fait pour la production de masse mais pour le luxe.
Et pourtant j'en profite...