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Bugs qui choque...
Je ne sais pas pourquoi j'ai cette envie parfois de déjanter, d'écrire des trucs qui, à la base, ne semblent pas tourner rond. Il y a comme une étincelle qui allume une mèche, une frénésie qui se consume vers ce qui devrait être explosif, puis soudainement mon pied qui écrase le fil conducteur, qui m'éteint l'ardeur. Une sorte de retenue qui survient avant le débordement. C'est que c'est pas toujours marrant d'écrire des jolis petits textes bien structurés, avec approche mielleuse, rythmes bien balancés pour permettre au lecteur de saisir le fond, puis aboutissement en suspension qui permet de prolonger la réflexion ou la dégustation. Mais ce l'est encore moins de réaliser que s'il n'y avait pas cette retenue je me retrouverais parfois quelques heures plus tard à relire des textes dignes d'être sujets de maîtrise pour un étudiant en médecine mentale. Et ça fait peur vous savez! De savoir qu'on pourrait jouer du clavier jusqu'à en perdre la notion du reste qui nous entoure, les terminaisons nerveuses habituellement présentes aux bouts des doigts comme annihilées, la tête en transe presque. Et puis parfois, mais juste parfois on s'entend, je pense à vous qui vous tapez ces abominations en pensant venir lire un petit texte un peu déluré ou à la sauce "sois bien dans ta peau", c'est selon… Qui hésitez, en tout cas je le crois (je l'espère même, haha!), à vous rendre jusqu'au bout du discours mais continuez quand même pour voir si cette fois-ci est la bonne, si le Bugs va finalement démontrer qu'il n'y a pas pire délire que de le lire… héhé. J'avoue que l'envie me prend de temps à autre de garder le pied levé et laisser le baril exploser, juste pour voir, tenté par le big badaboum qui pourrait en résulter. Alors là je vous imagine, quelques rares à vous être rendu jusqu'au bout de l'agitation, les yeux bien grands reflétant l'interrogation, le commentaire d'inquiétude au bout des doigts. Et puis l'envie passe. Je me raisonne même, mais seulement jusqu'à la prochaine fois. Car il y a toujours une prochaine fois. C'en était une aujourd'hui justement, une de ces fois. La prochaine de l'autre d'avant. Mais j'ai terrassé le moulin à vent avant même qu'il ne se mette à tourner, sans même de Sancho pour m'en empêcher. C'est que voyez-vous j'ai cessé moi aussi de croire aux chevaliers, mais pas à Dulcinée… Alors, là où mon esprit a envie de vagabonder, c'est réservé…
Source : hautetfort.com
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