MOZINOR, c'est le château-fort qui dresse ses murailles et ses meurtrières au bord de l'A 1086, cette autoroute qui ne mène nulle part.
Conçue à la fin des années 1960 et construite au début des années 1970, elle se voulait zone industrielle verticale. En fait, deux autres bâtiments similaires auraient du voir le jour dans deux autres des trois oreilles de cet échangeur autoroutier.
Il est arrivé en location-commercialisation au pire moment, vers 1974, année du premier choc pétrolier. Depuis, il a toujours eu du mal à se remplir et a donc couté de l'argent à ses propriétaires, au premier rang desquels figure la mairie de MONTREUIL. Mais aujourd'hui avec la montée des valeurs immobilières, MOZINOR se remplit, des travaux de réhabilitation ont été entrepris ; MOZINOR reprend des couleurs.
Et finalement, ceux qui l'occupent peuvent commencer à regarder vers d'autres projets. Ainsi, ces jours derniers, les artistes (qui occupent les terrasses à l'initiative de la mairie) ont rencontre pour la première fois collectivement des dirigeants d'entreprise, qui y travaillent aussi.. A l'origine de cette rencontre est le souhait des artistes présents à MOZINOR de participer cette année aux ateliers portes ouvertes d'octobre. De là est née l'idée que ces portes ouvertes étaient l'occasion d'engager le dialogue avec ceux qui travaillent tous les jours à MOZINOR. D'autant que nombre de ceux-là appartiennent aux industries culturelles et donc ne sont pas forcément très éloignés des préoccupations des artistes.
Voilà , c'est un petit exemple des problématiques qui travaillent cette ville aujourd'hui.
L'envie, le besoin de s'inscrire dans une histoire, dans un passé.
Une dimension culturelle qui transpire de toute cette ville - habitants, artistes, intermittents, producteurs, et parfois tout cela à la fois-
Mais aussi ainsi, par la culture, par les cultures, une fantastique occasion d'échanges et de dialogue avec les jeunes.
De quoi nourrir un beau volet d'un projet municipal !