
Une belle journée de soleil et de vent
Un ciel d'un bleu étourdissant
L'esprit au ralenti, me demandant
Quel effet ça fait d'être un cerf-volant.
Soutenu par les courants, au gré d'un vent changeant
Planant comme les oiseaux, mais quand même si impuissant
Il ne peut aller plus loin, il ne peut aller plus haut
Que la longueur de la corde, que la grosseur du fuseau.
Libère-moi, laisse la ficelle aller
Pour me laisser monter, me laisser m'envoler
M'élever vers le firmament, rejoindre cette voûte céleste
Laisser ce monde abrutissant , tu n'as à faire qu'un geste.
Je ferai le tour du monde flottant au gré
Des brises, des cyclones, des rafales et des mistrals
Pour qu'une fois revenu je puisse te raconter
A quel point cette Terre et ses gens sont presque immorals.
J'aurai vu des êtres mourir de faim,
Des mères pleurant de ne pouvoir nourrir leurs enfants
Des hommes aux épaules tombantes, aucun outil dans les mains
Résignés à ne plus jamais attendre la venue du printemps.
La tête nichée au creux de ton ventre tu m'écouteras
Alors que tout est difficile et si sombre, ici, tout en bas
Caressant mes cheveux, ne sachant trop comment me consoler
De n'être qu'un homme, de ne pouvoir vraiment m'envoler…