Nostalgie quand tu nous tiens. Mais gaffe, de la bonne nostalgie, pas celle qui te fait pleurer, non, celle qui te fait sourire, qui te met le coeur en joie, la nostalgie qui te fait comprendre que c'était bien tout ça.
Ca sentait bon l'adolescence.
Doux retour en arrière, plein de désir. Avec lui, c'était un "crash test" sans cesse renouvelé, comme il dit. Il était (est?) celui qui me donnait envie à l'instant où mes yeux se posaient sur lui. Il le savait. En jouait. Nous sommes pareils. Trop de bons souvenirs qui glissent devant nos yeux. Trop de frustration à canaliser.
On était jeune.
Je repense souvent à lui. Toujours présent, comme une impression qu'il était le premier. Illusion. J'aime bien cette idée de le retenir dans une douceur toute adolescente. Puisse-t-il rester dans mes pensées jusqu'à ce qu'Alzeimer me guette. Qu'il persiste si Alzeimer s'installe, tiens.
Il est un de ses mecs qui conservent leur goût de passé et leur saveur d'été. Tant mieux. Ce mec, il a été tellement rêvé, tellement rêvée fut cette jolie histoire somme toute enfantine, adolescente par ses pseudo-douleurs aux coeurs, douces brûlures qui finalement ne valent pas grand-chose, qu'elle ne peut que rester à la limite du réel.
Il est rare, je pense, de préserver une histoire qui se disait d'amour. Rare car difficile, difficile d'effacer les petites coupures à l'ego qui créaient la souffrance, d'oublier les erreurs et de gommer les rancoeurs.
Alors je suis bien contente ce soir, d'avoir été une ado rêveuse, qui y croyait à son Prince Charmant Sudiste sur le destrier blanc et tout le toutim. Parce qu'il est un des mes meilleurs souvenirs.
Lights. Archive A fond, mec. Dans les oreilles, pour que ça pète encore plus. Après un de ses coups de fil qui font juste plaisir.
Source : hautetfort.com
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