Nous avons pour principe de ne pas nous prononcer pour ou contre tel ou tel phénomène de société, par exemple, pour ou contre la consommation de tabac. Nous n'examinons un problème que par rapport à sa dimension sociale et syndicale, y compris, il est vrai, comme la loi syndicale le stipule, dans ses aspects moraux.
Au sujet des débitants de tabac, nous relevons une étonnante hausse surprise, préparée dans le secret, demandée, nous dit-on officieusement, par les fabricants de cigarettes, et homologuée par le gouvernement. Cette augmentation de 6 % entre en vigueur le 6 août, alors que de nombreux débitants sont en vacances, et qu'en date du 2 août, elle n'était pas encore sortie au Journal Officiel. Or, une telle mesure entraîne des préparatifs compliqués pour sa réalisation pratique.
Il est à noter que la Confédération des Buralistes, auxquels les professionnels sont contraints d'adhérer, en violation de la loi qui interdit les monopoles syndicaux, n'a dit mot sur le caractère étonnant du réajustement des tarifs. Elle parle sans plus de vives préoccupations de sa part.
Comme le moratoire destiné en son temps à apaiser les buralistes touche à sa fin en décembre 2007, en ce qui concerne la fiscalité, il faut s'attendre à un relèvement de la taxe sur les cigarettes début 2008. Année d'introduction des restrictions que l'on sait en ce qui concerne la liberté de fumer dans de nombreux endroits.
Le Syndicat NPI des Cafés-Restaurants se souvient qu'il y a eu un candidat aux présidentielles, par la suite élu, qui n'avait que de bonnes paroles pour les buralistes. Peut être souffre-t-il d'amnésie.