J'ai manqué de temps ces dernières semaines pour donner de la consistance à ce blog (mais même avant, je crois bien n'avoir jamais atteint ce but). Je ne sais plus trop quoi en faire de ce bout d'écran. Le concept de pulsations/minute a roulé depuis longtemps (le début ?) dans la rigole (les deux sens, cher ami !), impossible de tenir la route. J'admire ceux qui maintiennent le cap avec des notes régulières. Les blogs thématiques sont ceux qui m'épatent le plus : journaux personnels, photoblogs, culturels, à dominante littéraire, philosophique, musicale, etc. Je ne sais pas comment vous faîtes, c'est formidable. Pour ma part, il m'est impossible de faire la même chose. Je suis incapable d'un tel investissement. Mon inconstance, qui rejaillit sur bien des choses au quotidien, guide mes envies bloguesques : je passe de l'envie de vous parler de mon sentiment d'être abandonnée à celle de publier des dessins ou des photos débiles. Ce sont les dessins et les photos débiles qui gagnent le plus souvent.
J'écris des notes futiles (faciles ?) avec de nombreux points d'exclamations. Légère, légère, j'ai l'impression d'être puérile. Mais en même temps, cela tient de la conversation. Il m'arrive d'écrire comme ça vient avec les hein , les ouais , les hi hi hi , parloter de tout, de rien. Comme dans la vie, légère, légère. Curieusement, mes notes plus sérieuses me paraissent tout aussi puériles. Cela a quelque chose d'indécent et de ridicule, l'épanchement. L'impression d'écrire des mots adolescents. Alors, j'ai évité. Mais si j'utilise le mot éviter , cela veut dire que j'y ai pensé, que j'en ai eu envie. Peut-être aussi que le futile est plus confortable.On peut y mettre le désordre sur ces pages, choisir de ne pas avoir de fil conducteur, sauter du coq à l'âne. Serait-ce perturbant, déroutant ?
Lorsque j'écris, je suis rarement sous une émotion quelconque. Je suis en fait concentrée. Ca me prend du temps, même pour quelques lignes inconsistantes. L'émotion est avant, après, elle surgit la nuit le plus souvent ou en période de grande fatigue.Parfois, je tiens un bout de phrase bien tournée, un battement de coeur qui mériterait un écho, une pensée à partager. Quelque chose de l'ordre de l'étoile filante. Disparue lorsque je me penche sur une feuille ou sur le clavier. Frustrant. Ou encore des anecdotes, des mots qui attendent longtemps d'être couchés sur papier/écran ; pour au final me dire à quoi bon ? . Ecrire est une chose difficile, bien choisir les mots, ceux qui rendront compte avec la plus grande précision d'un état, d'une pensée, d'un acte. Ecrire est une chose difficile. Etre lu aussi.La question est : Comment donner de soi ou simplement parler de soi sans figer les choses, sans immobiliser une perception qui ne trouve sa vérité que dans l'instant fugace où elle a vécu ?Car tout est dans la relativité de la perception de l'autre. Qui est plus juste dans la vraie vie.
Qu'attendons-nous tous avec nos 30, 40, 50 piges à noircir des pages/faire briller des écrans ? Je ne suis pas bien sûre pour cette histoire de partage, etc. C'est ce qu'on se dit tous. Mais en fait, c'est l'ego qui parle. Même dans la déconnade, finalement on ne fait que se regarder. Mon ego, il se demande s'il a le droit d'être là . Je lui dis vas-y donc, t'as les clefs, ne te gêne pas ! .
(en fait, je ne sais plus trop ce que je voulais dire)
(cette note traine depuis une bonne semaine)
Ah, au fait :
Aujourd'hui à 18h01 : 68 pulsations/minute