Malgré une victoire moins nette que prévu, la droite a permis à une large majorité des députés ayant signé l'entente parlementaire contre l'homoparentalité d'être réélus. Sur les 147 députés signataires qui se présentaient à leur propre succession, seulement 15 ont été battus au premier tour ou au second tour de l'élection. Les autres, soit 132 députés, sont donc réélus. Parmi eux, Christian Vanneste, à Tourcoing (Nord, 10e circonscription), a été confortablement réélu avec 58,56% des suffrages exprimés, malgré sa condamnation pour injures à répétition envers les homosexuels. Puisque l'UMP n'a pas officiellement investi ce candidat (bien que le parti de la majorité l'ait laissé se présenter sans opposition), le mouvement GayLib demand! e aujourd'hui, dans un communiqué, «à ce que ce député ne puisse pas être intégré au sein du futur groupe parlementaire UMP» à l'Assemblée nationale. Tout en félicitant les députés élus de son parti, l'UMP, GayLib estime que cette victoire «souligne la force du projet du président de la République», Nicolas Sarkozy, et lance encore: «Comptez donc sur GayLib pour en rappeler le contenu, notamment l'union civile et le statut du beau-parent, jusqu'à leur concrétisation législative.» Également signataires de l'entente parlementaire contre l'homoparentalité, Christine Boutin (Yvelines, 10e) et Jean-Marc Nesme (Saône-et-Loire, 2e), initiateur de cette entente, sont également réélus au second tour. Autres résultats notables: dans la 1re circonscription de Paris (qui recouvre le Marais), Martine Billard (Verts) est élue avec 54,25% des voix. Dans la 7e de Paris,! Patrick Bloche, auteur de la loi sur le pacs et de propositi! ons de loi sur le mariage et l'adoption pour les homos, est largement élu avec 62,44% des suffrages. Dans la 3e circonscription de Gironde, Noël Mamère, qui avait célébré le premier mariage homosexuel, est réélu confortablement. En revanche, Eddie Aït, candidat ouvertement gay pour le Parti socialiste (Yvelines, 12e) est battu avec, tout de même, 47,68% des suffrages.