La politique, franchement, au bout d'un moment, c'est lourd. Puisque de toutes façons, c'est toujours le même qui gagne à la fin. Alors parlons musique et guerre.
Teapacks
Je vous présente Teapacks, un groupe de musique israélien originaire de Sdérot (sud-ouest, près de Gaza). 20 ans de service. Leur style? Allier le folklore israélien avec les musiques "modernes" : rock, pop, reggae... Les paroles sont majoritairement en hébreu, mais de toutes façons, on n'écoute presque jamais un groupe des années 90-2000 pour ses paroles, n'est-ce pas?
Si vous souhaitez vous défaire de l'image traditionaliste d'Israël, c'est eux qu'il vous faut.
Si vous souhaitez entendre de l'hébreu, c'est eux qu'il vous faut.
Si vous souhaitez entendre de la vraie musique, c'est eux qu'il vous faut.
Vous pouvez acheter les albums sur Internet ici, ils sont malheureusement très rares dans le commerce.
Le groupe a participé à l'Eurovision 2007, mais a été disqualifié en demi-finale, car les paroles de leur chanson "Push the Button" reflétaient un peu la politique nucléaire iranienne (They're gonna push the button
push the button push the bu push the bu push the button). Hé hé. Vous pouvez d'ailleurs écouter cette chanson ici et voir leurs clips ici.
Et alors?
Environ 50 000 personnes se sont rassemblées lundi soir sur la place Rabin, à Tel Aviv, pour exprimer leur solidarité à l'égard des résidents de Sdérot et des autres localités jouxtant la bande de Gaza, soumis aux tirs incessants de roquettes. Les organisateurs de cette soirée ont placé sur la tribune une banderole proclamant : "Nous sommes tous solidaires de Sdérot".
De nombreux artistes bien connus du public israélien ont été invités à animer ce meeting de soutien. Se sont succédés sur la scène Shlomo Artsi, Margalit Sanani, Shlomi Shabat, Danny Sanderson, Amir Benayoun et d'autres encore...L'initiative de cette manifestation a été prise par le chanteur Kobi Oz, soliste du groupe Teapacks. Prenant la parole devant l'assistance, il a notamment déclaré que l'objectif de rassemblement devait être essentiellement de sortir la population de sa léthargie. Et de préciser : "Sdérot est conscient de la situation, mais Israël vit toujours dans une bulle". Il a encore affirmé que "Etat d?Israël n'était pas divisé en cantons mais constituait une grande famille et que personne n'oubliait qui subissait des coups".
La chanteuse Margalit Sanani a estimé pour sa part qu'il était faux de penser que les habitants de Tel Aviv étaient indifférents. Elle a prétendu que "tous ceux qui vivaient ici souffraient de la situation à Sdérot" et qu'il fallait accorder de l'importance à une telle soirée.
n autre artiste, Danny Sanderson, a déclaré qu'il fallait, au cours de la soirée, faire comprendre le sentiment de proximité des participants et que "les distances ne se mesuraient pas en kilomètres (entre Tel Aviv et Sdérot)". Et d'ajouter : "Ce n'est pas la première fois que nous nous produisons sur scène bénévolement mais cette fois, c'est différent. Cette fois, c'est différent parce que les résidents de Sdérot et des localités jouxtant Gaza vivent un cauchemar".
Mais cet avis n'est pas partagé par tous. Haïm Oliel, un musicien à l'avenir prometteur vivant à Sdérot, pense au contraire qu'il existe en Israël deux populations distinctes et il l'a clairement laissé entendre lors de son apparition sur scène.
L'article provient du site Arouts Sheva.
A propos de "juifs"
C'est une personnalité complexe, surtout pour la communauté juive, qui vient de s'éteindre à Paris des suites d'une longue maladie. L'ancien archevêque de Paris, le cardinal Jean-Marie Lustiger, est décédé dimanche à l'âge de 80 ans. Il a occupé ce poste entre les années 1981 et 2005. Né dans une famille juive d'origine polonaise, il s'est converti au christianisme à l'âge de 14 ans. Il est devenu l'un des personnages les plus influents des cercles catholiques français tout en affirmant haut et fort qu'il ne reniait pas ses origines.
Jean-Marie Lustiger, prénommé Aaron à sa naissance, a vu le jour le 17 septembre 1926 à Paris. C'est en 1940, à Orléans, qu'il a été baptisé. Deux ans plus tard, sa mère a été déportée à Auschwitz d'où elle n'est pas revenue.
Admis en 1946 au séminaire des Carmes de l'Institut catholique de Paris, il a été ordonné prêtre en 1954 alors qu'il était âgé de 27 ans. En 1979, il a été nommé évêque d'Orléans et deux ans plus tard, en 1981, il est devenu l'archevêque de Paris à la place du cardinal Marty. En 2005, il a présenté sa démission au pape, invoquant son âge avancé (75 ans). Décidément, que de morts...
L'article provient encore du site Arouts Sheva.