Tu me dis passer ton temps à danser la valse avec autrui; C'est de là que vient le problème. La valse est une danse ennivrante, certes, mais il lui manque un temps; 1, 2, 3, 1, 2, 3...
Trouve-toi une danse à 4 temps, la légèreté durera un temps de plus. Ce temps n'est pas un temps mais le temps; l'intervalle au creux duquel l'on t'autorise à te blottir en cas de "ça m'emmerde tout ça" ou de "pfff, envie de tout foutre en l'air".
Le quatrième temps rallonge le cycle; 1, 2, 3, 4, 1, 2, 3, 4. Il te donne l'opportunité de "prendre le temps". Prendre le temps nécéssaire pour faire les choses du mieux que tu peux;
Pioche nini, pioche dans ces secondes interminablement perpétuelles qui s'offrent à toi; fais comme si c'était des comètes, comme si le 1, 2, 3, 4 de ta vie durait des siècles, des millénaires; fais comme si ce quatrième temps était une exception;
comme si ta vie entière était une exception.