
Ce samedi 7 juillet avait lieu la Gay Pride de Budapest.
L?ILGA Europe, réunie dans la ville ce week end pour élaborer son plan stratégique pour les 4 prochaines années à venir, s'était jointe à la Marche dans une délégation dont nous faisions partie avec Pierre Serne de la Commission LGBT des Verts.
Les forces de police étaient présentes en grand nombre, encadrant le cortège et défilant avec lui jusqu'à l'arrivée.
Pourtant, les contre manifestants au début invisibles, ont rapidement commencé à se rassembler et à défiler sur les trottoirs à gauche et à droite des marcheurs.
Pendant 3 heures environ nous avons marché sous un soleil de plomb escortés d'intégristes et nationalistes de tous poils, bandes de skins, de vielles femmes jouant de la crécelle, mais aussi de jeunes couples et de familles, proférant invectives et injures, arborant saluts nazi et drapeaux nationalistes, projetant des crachats, des oeufs mais aussi des pierres, des bouteilles sur les marcheurs et aussi des fumigènes pour enflammer les voitures.
Les LGBT hongrois et leurs amis sont courageux, peu de gens ont quitté le cortège.
La police à priori débordée et n'ayant pas anticipé l'ampleur de la contre-manifestation n'a pas empêché les opposants d'accompagner le cortège, se contentant d'encercler contre les murs, avant de les arrêter, les plus violents d'entre eux.
A l'arrivée, tous les marcheurs ont été sommés d'entrer dans un lieu clos et fort agréable, une buvette géante au bord du Danube, espace gardé par les forces de police qui ont alors dispersé les contre-manifestants. On est en droit de se demander ce qui se serait produit s'il avait fallu se disperser dans la rue.
Aucun membre de la délégation de l'ILGA Europe n'a été blessé et il ne semble pas qu'il y ait eu de blessés sérieux à déplorer dans le cortège.
Selon les organisateurs hongrois, c'est la première fois qu'ils ont à faire face à de telles manifestations de haine.
Les personnes LGBT ont obtenu des droits et les discussions sur le mariage et l'adoption ne sont pas du goût de tous, alors les plus hostiles jettent toutes leurs forces dans une bataille d'un autre temps.
Christine Le Doaré
Présidente Centre LGBT Paris IDF

| Croatie : la 6ème Gay Pride réclame la visibilité pour les homosexuels
Plus de deux cents gays et lesbiennes croates, protégés par presque autant de policiers, ont défilé samedi à Zagreb pour réclamer leur droit à la "visibilité", une marche accueillie par quelques huées et des injures. |
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"Nous souhaitons être visibles! On en a marre de se taire, de se cacher, d'avoir peur, on en a marre de l'homophobie. Nous voulons avoir le droit à la visibilité 365 jours par an", ont proclamé des leaders d'associations gays locales depuis une estrade au centre-ville. "Nous faisons face au rejet, à la discrimination, aux injures, aux licenciements, à la violence physique", ont-ils lancé.
Peu auparavant, les participants à cette 6ème Gay Pride annuelle, qui ont défilé pendant une demi-heure au son de tambours et de sifflets, ont fait l'objet de huées et d'injures proférées par certains passants. "C'est ça la Croatie?", leur lançait un homme d'une cinquantaine d'années, se présentant comme membre d'un "mouvement anti-européen". "Il faudrait tous les abattre par une mitrailleuse", a-t-il dit, ajoutant que la Croatie était "dirigée par une Europe homosexuelle". Sans pouvoir se rapprocher du cortège, entouré d'un cordon de policiers, une vingtaine de jeunes gens ont également insulté les manifestants.
En Croatie, où l'Eglise catholique a qualifié l'homosexualité de "handicap" et de "perversion", la première Gay Pride en 2002 s'est terminée par l'agression de dizaines de participants. Une loi sur l'union entre personnes du même sexe a été adoptée en 2003 par le Parlement croate. Elle reconnaît uniquement le droit au "soutien mutuel" au sein du couple et le droit à la succession.
Illico - Mis en ligne le 09/07/07 |
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