S'il martèle depuis des mois vouloir gouverner «jusqu'au dernier jour , le Premier ministre - dont le bail s'achève dans moins d'un mois - se montre particulièrement discret. Sa dernière visite sur le terrain remonte au 8 décembre et, cette semaine, le service de presse de Matignon n'a pas publié l'agenda de ses activités officielles.
Depuis son ultime conférence de presse mensuelle, il y a quinze jours, Dominique de Villepin n'est apparu dans les médias que le 9 avril, lors des commémorations de la bataille de Vimy (Pas-de-Calais). Malgré cette ambiance de fin de règne, son entourage assure qu'il poursuit normalement ses activités. Hier midi, Dominique de Villepin a ainsi reçu le Premier ministre guinéen, Lansana Kouyaté, et, dans l'après-midi, il devait rencontrer le président égyptien Hosni Moubarak.
À la veille de son départ, le Premier ministre ne bénéficie pas, non plus, d'un regain de sympathie de la part des Français. Dans le baromètre Ifop, publié dimanche, il voit la part de satisfaits reculer de deux points (38 %) et celle des mécontents progresser d'un point (59 %). «Le villepinisme est dissous dans la campagne présidentielle , analyse Jean-Luc Parodi, directeur de recherche au Centre d'études de la vie politique française.
Après avoir longtemps joué des coudes avec Nicolas Sarkozy dans la course à la candidature, il a annoncé, le 12 mars, qu'il serait «au côté du candidat UMP. Mais, depuis, les deux hommes ne sont guère apparus ensemble, hormis le 26 mars, lors de la démission de l'ancien ministre de l'Intérieur. Pas de déplacements ni de meetings communs pour l'instant.
Quant à l'après-Matignon, Dominique de Villepin reste assez discret. L'Express affirme que Barry Diller, magnat américain des médias et d'Internet, lui a proposé de «le rejoindre à la tête de la fondation qu'il va créer, dès cet été, autour des valeurs de paix et de justice .