Globalement j'ai donc passé une très bonne semaine à Paris, et si j'en parle autant c'est parce que le retour est rude ! Il fait moche, il fait froid, (enfin non c'est pas vrai, il y a du soleil maintenant, mais il fait froid quand même) Il me manque et surtout je dois bosser, pour de vrai cette fois...
J'ai une grosse boule dans le gorge depuis que je suis rentré. Je suis ultra sensible. Je pleure pour un rien, je m'énèrve contre moi-même, tout le temps. Et je déprime déprime déprime. Pas seulement parce que je suis rentré, c'est bon il ne me reste qu'un mois à tirer ! Mais parce que voilà, je suis à une periode charnière de ma vie et je me rends compte que je suis une merde. J'ai fais des études par hasard, sans aucune conviction, sans aucune passion, qui ne mènent à rien et que même si par je ne sais quel miracle j'arrive à trouver du boulot, je serai très mal payée. Alors ça me fait chier de me rendre compte que j'ai un avenir de merde et de pauvre en plus ! Je ne suis qu'une ratée de la vie, un accident de parcours. Un déchet. Je n'aime rien et rien ne m'aime.
Le pire c'est que je suis capable de rien du tout du tout, mais surtout du PIRE . Ben oui, je suis une merde. Je passe mon temps à me poser des questions, à me remettre en question et tout ça dans le seul but de me détruire. Rien n'est constructif avec moi. Je suis vraiment nulle.
Quand je regarde autour de moi, parfois je me dis :" mais le bonheur c'est facile en fait !" Ben oui, ça peut l'être effectivement, mais c'est pas pour moi. Je ne mérite rien. Pis j'ai ma place nulle part. Et comme j'ai autant de personnalité qu'une huitre, ben je n'arrive à rien, et je n'y arriverai jamais. Je me sens toujours un peu à coté de la plaque, toujours has been, que ce soit dans ma vie pro (pas sûr d'en avoir, en fait) ou perso (là pareil, je dirais que c'est le néant, ou plutôt pas équilibré).
Bon allez, ca ira mieux quand ca sera fini, quand je rentrerai définitivement, quand il faudra avancer parce que mon père refusera de me financer encore et encore, quand il faudra bien que je fasse autre chose que m'apitoyer, ... et encore, c'est pas sûr. Parce que là je me sens sur une pente bien raide. J'ai pas l'impression que je m'en sortirai un jour.
*c'est vraiment trop dur d'être moi!*