Le 8 juillet dernier, je me souviens parfaitement avoir crié au génie concernant le livre de Raphaël Meltz, Meltzland?
Je n'avais lu que 29 pages.
Cela fait déjà quelques jours que je l'ai terminé et au final, qu'en ai-je pensé ?
(Vous n'osiez pas me poser la question, hein ?)
Et bien avant de vous donner la réponse (ménageons le suspense), je vais vous raconter pourquoi, je ne ferai pas d'article sur Raphaël Meltz (je veux dire, dans mon journal officiel ).
J'ai appelé son attachée de presse (une amie dont j'oublie régulièrement les déjeuners prévus, je ne sais pas pourquoi? elle est pourtant de très agréable compagnie.).
Elle me répond, qu'en fait, le seul moyen de réaliser une interview serait de lui envoyer les questions par mails?
-Pardon ?
-Oui, tu comprends, il ne veut pas que l'on pense qu'il y a du copinage dans le métier. Il veut qu'on l'aime pour son ?uvre, pas pour lui. Le truc, rencontre journalistes/écrivains, les soirées littéraires, tout ça, il évite.
-Mais Anne, c'est ridicule et prétentieux, il débute le jeune homme! Ce n'est pas parce qu'il a un talent monstre et qu'il va certainement faire une putain de grande carrière littéraire, qu'il faut déjà jouer comme ça avec les médias.
-Ben, si, justement.
-Quoi, ben si justement ?
-Il ne veut pas rentrer dans le jeu.
-Ah bon ?
Je vais vous dire. Au fond de moi, je comprends parfaitement l'attitude de Raphaël Meltz, mais elle m'agace prodigieusement.
Il est très malin d'agir ainsi.
Soit.
Mais tout le monde n'est pas Thomas Pynchon ni Maurice Blanchot (dont il fait référence page 206).
Moi, du coup, je n'ai plus envie de m'intéresser à lui plus en détail.
C'est idiot mais c'est comme ça.
Je ne suis pas vexé qu'il ne souhaite pas me rencontrer, juste déçu.
Et quand je suis déçu, je baisse les bras. Plus envie de faire d'effort.
Cela n'a d'ailleurs aucune importance. Je ne suis pas quelqu'un de très influent et Meltz s'en remettra.
Aujourd'hui, je fais quand même mon boulot.
Lisez Meltzland, c'est un très bon livre.
J'ai détesté la fin (car, en règle générale, je n'aime pas que l'on me prenne pour un con) mais pour les 253 autres pages, ça vaut vraiment le coup.
Vraiment.
(Sinon, en faisant quelques recherches supplémentaires sur l'auteur, parce que oui, il me fascine beaucoup, je suis tombé sur cette note pas inintéressante du tout.)