Dans environ un mois, je serai de retour en France pour une quinzaine de jours. Je pense passer une semaine à la maison et une semaine dans le sud. Mais je n'ai encore rien décidé de concret.
Un mois c'est court, mais ça peut passer très lentement. J'ai vraiment le mal du pays en ce moment. Je sais très bien que la France n'est plus la France. C'est entre autre pour cela que je suis parti. Si d'un point de vue ethnique, je me sens plus chez moi à Dublin qu'en région parisienne, la France est et restera toujours mon pays, même sous la forme d'une République islamique. Si le peuple change la terre reste la même, les souvenirs et l'Histoire aussi.
Le déracinement reste toujours une violence, même lorsqu'un celte part vivre dans un autre pays celte. Cela peut être intéressant, on peut prendre du plaisir dans un exil volontaire, surtout s'il est doré. Mais je reste persuadé qu'il reste toujours de l'amertume, de la nostalgie, une petite douleur quasi physique à ne plus avoir les pieds qui foulent la terre de son pays.
Pendant ces prochaines vacances, je vais essayer d'étudier les possibilités d'un retour à la vie française (marché du travail, logement, etc...). Je réalise que mon exil est une excuse à pas mal de choses, surtout à mon immaturité. Je préfère me renseigner à l'avance. Je ne vais pas quitter l'Irlande avant l'année prochaine je pense. Septembre 2008 semble être une bonne deadline. Cela ferra 3 ans d'Irlande.
La catastrophe va arriver tôt ou tard. Pour y faire face, il faudra s'y être préparé. Et la meilleur des préparations reste d'avoir un refuge, avec du matériel, divers stocks de plein de choses, de connaître les lieus, d'être avec ses proches. L'idée d'affronter l'arrêt de la matrice dans un pays étranger ne me plaît pas.